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Open World Forum : deux jours de réflexion à Paris autour du logiciel libre

La manifestation a eu lieu les 1er et 2 décembre 2008 à la Maison de la Chimie, à Paris. L'ouverture était consacrée à la problématique des compétences.

PublicitéDu 1er au 2 décembre 2008, l'Open World Forum s'est tenu à la Maison de la Chimie, à Paris. En une quarantaine de sessions réparties sur une dizaine de « cheminements » thématiques (« tracks »), la manifestation cherchait à couvrir l'ensemble des domaines du logiciel libre. Parmi ces « cheminements », certains étaient directement liés à une offre (Nuxeo, ERP5...), d'autres à des secteurs (éducation...) ou à des thèmes (la sécurité, la qualité...). Si le public était essentiellement français, il faut mentionner la forte présence de délégations étrangères, notamment en provenance d'Inde ou du Brésil. La session d'ouverture a été consacrée à la problématique des ressources humaines dans le domaine des logiciels libres, avec notamment la question de la formation et de la reconnaissance des compétences acquises. Selon Cyril Pierre de Geyer, de Anaska Formation, les prestations de formation en logiciels libres croissent ces derniers temps de près de 30% par an. Mais les disparités sont fortes : les formations dites « poste de travail » (OpenOffice, Thunderbird...) sont en déconfiture, les produits ne nécessitant aucune formation particulière lors d'une migration depuis des produits propriétaires ; celles dédiées aux infrastructures sont presque stables, en légère croissance, marque d'une maturité du créneau ; à l'inverse, la formation aux progiciels et surtout au décisionnel sont en pleine explosion. Pour Rodolphe Quiédeville, du site emploi Lolix, les demandes en compétences se recentrent d'ailleurs sur les progiciels et délaissent les langages (Java notamment). L'une des particularités du domaine des logiciels libres est la grande place donnée à l'expérience par rapport aux diplômes. Le meilleur moyen d'être reconnu et d'obtenir des missions ou un emploi autour des logiciels libres semble, aussi bien en Europe qu'en Inde ou au Brésil selon les différents intervenants, être d'intervenir dans des développements communautaires. Les diplômes ne sont pas un sésame. Cette situation en devient presque un handicap car développer correctement un logiciel suppose d'avoir de bonnes bases théoriques (algorithmique...). D'un autre côté, l'enseignement en informatique en général et en logiciel libre en particulier est globalement déficient. Jean-Pierre Archambault, enseignant et chargé de mission à l'Education Nationale, a ainsi regretté qu'on puisse être ingénieur sans avoir de réelle formation en informatique au delà des basiques de la bureautique et qu'il n'existe peu ou pas de formation aux questions relatives à la propriété intellectuelle et aux modèles économiques. Mais il est vrai que rien n'est fait pour faciliter l'enseignement précoce en informatique, notamment au lycée (même si un projet est dans les cartons de module informatique dans les lycées pour la rentrée 2009) : il n'existe ainsi aucun corps d'enseignants certifiés ou agrégés en informatique dans l'Education Nationale.

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