Stratégie

La DSI orchestre et finance la transformation digitale dans près d'une entreprise sur deux

La DSI orchestre et finance la transformation digitale dans près d'une entreprise sur deux
Selon l’étude IDC pour Apptio et Devoteam Management Consulting, la DSI orchestre la transformation digitale dans plus d’une entreprise sur deux.

Une étude réalisée par IDC pour l'éditeur Apptio et Devoteam Management Consulting montre que la transformation digitale reste une priorité pour les organisations françaises. Elle témoigne également du rôle important de la DSI dans ces stratégies, depuis le pilotage jusqu'au financement des investissements.

PublicitéPour comprendre le rôle des DSI dans le financement de la transformation digitale, le cabinet d'études IDC a interrogé 50 décideurs IT issus de grandes entreprises et administrations françaises (+ de 5000 collaborateurs), dans le cadre d'un livre blanc sponsorisé par Apptio et Devoteam Management Consulting.

Premier constat, la crise sanitaire ne semble pas avoir eu d'impact sur la transformation digitale. Plus de 90% des répondants voient même dans celle-ci un accélérateur de la transformation. Huit entreprises sur dix perçoivent ainsi le numérique comme un levier pour mieux satisfaire des attentes des clients, plus de six sur dix considèrent que le digital permet de s'adapter aux nouvelles méthodes de travail et six sur dix y voient une façon de gagner en productivité. Toutefois, pour conserver les budgets nécessaires à la transformation, la plupart des organisations ont dû effectuer des réductions de coûts ailleurs : plus d'une sur deux indique avoir gelé des projets non stratégiques, et 31% ont renégocié le périmètre de certains contrats.

Une gouvernance financière insuffisante

L'enquête confirme également la place importante que tient la DSI dans les initiatives de transformation digitale. Ainsi, chez 57% des sondés, la DSI a la responsabilité de ces programmes ou fait partie de l'instance de pilotage. Souvent, c'est elle aussi qui détient tout ou partie des cordons de la bourse : dans près d'un cas sur deux, elle finance plus de la moitié des investissements nécessaires à la transformation, voire même la totalité dans 38% des cas. Enfin, plus de la moitié des sondés (53%) considèrent que la DSI porte l'essentiel de la stratégie.


Selon l'étude, la DSI est majoritairement perçue comme un contributeur clef à l'activité des organisations.

Globalement, les décideurs IT interrogés jugent le bilan de la transformation digitale positif (près de huit entreprises sur dix), même si les auteurs relèvent que les décideurs hors IT sont plus mitigés. Le premier facteur d'échec évoqué pour les initiatives qui n'apportent pas les résultats escomptés est le manque d'alignement avec les métiers, cité par 26% des sondés. Les répondants pointent également une gouvernance insuffisante dans un cas sur deux, avec des indicateurs de suivi de la transformation absents ou un suivi trop léger quand ils existent.

Ces difficultés se reflètent dans les pratiques budgétaires. Les budgets IT classiques sont le plus souvent coconstruits, 74% des DSI disposant d'une organisation financière interne qui facilite la relation avec les DAF et les métiers. Cependant, la transformation digitale bouscule ce processus d'élaboration budgétaire. Ainsi, dans près de deux tiers des organisations, des décisions budgétaires avec un impact sur les investissements IT sont prises hors de la DSI (notamment les métiers dans près d'un cas sur deux). Conséquence, la DSI se retrouve ensuite avec des écarts difficiles à gérer, avec des projets « Shadow IT » qui perturbent sa feuille de route. L'enjeu est donc de mieux intégrer les métiers dans l'élaboration des budgets IT, une piste d'amélioration citée par 54% des sondés.

PublicitéUne pesante dette technique

Enfin, les DSI soulèvent un autre obstacle qui nuit à la flexibilité budgétaire : la rationalisation du Legacy, à l'oeuvre dans près de neuf entreprises sur dix, n'offre pas les résultats espérés dans 55% des cas. La complexité de ce patrimoine applicatif apparaît ainsi comme un frein important à l'optimisation des coûts de fonctionnement de la DSI, avec la résistance interne au changement et les organisations encore trop silotées.

La DSI voit son positionnement évoluer de façon positive, devenant un acteur stratégique de la transformation, de moins en moins considérée comme un centre de coûts. Toutefois, des efforts restent à faire sur la maîtrise des coûts IT, qui reste un indicateur essentiel pour évaluer la performance des organisations IT, jugé très important par 52¨% des sondés. Pour les répondants, cela passe notamment par la modernisation et l'automatisation des processus, un levier cité par près de huit entreprises sur dix. Autres pistes prometteuses : la consolidation et fermeture de datacenters, la généralisation du Devops et de l'agile, les architectures à base d'API ou encore la migration vers le Cloud. Afin de suivre et de piloter ces initiatives, plus de 70% des sondés estiment nécessaire de s'outiller pour disposer d'une vue consolidée de la dépense IT.

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