Projets

Aramisauto au volant d'une app dans ChatGPT

Aramisauto au volant d'une app dans ChatGPT
Aramisauto ajoute une app ChatGPT à son site web, son app mobile et ses agences.

Le e-commerçant spécialiste de la vente de véhicules d'occasion et reconditionnés Aramisauto a conçu une app pour ChatGPT, dès qu'OpenAI en a proposé la possibilité. Une réponse à la bascule de nombreux internautes vers ces canaux de recherche, qui nécessite de s'adapter en au modèle qu'OpenAI construit lui-même en marchant.

PublicitéComme LeBonCoin ou le groupe Accor, Aramisauto (marque principale d'Aramis Group) s'est lancé dans l'aventure d'une app dans ChatGPT, dès que l'Américain a proposé ce service en janvier. Un service cependant encore en expérimentation du côté d'OpenAI, si l'on en croît Damien Moyne, responsable IA et Data chez Aramis Group, ce qui demande une grande adaptabilité.

Lorsqu'on cherche un véhicule d'occasion chez Aramisauto, outre l'agence, le site web ou l'app mobile, il est ainsi désormais possible de passer par une app dans ChatGPT. A deux conditions cependant : être connecté via un compte à l'IA d'OpenAI et demander expressément à accéder à l'app @Aramisauto. Celle-ci n'est donc pas proposée spontanément en réponse à une requête de recherche de véhicule dans le chatbot.

Une phase d'observation

« L'app donne accès à des fonctions innovantes comme la recherche en langage naturel, sur un besoin qui est parfois compliqué à exprimer », argumente Damien Moyne, responsable IA et data d'Aramis Group. Une fonction qui n'est accessible ni dans l'app mobile ni sur le site web. Les équipes data et IA ont réalisé un développement spécifique qui expose à l'app ChatGPT un ensemble de services déjà existants chez Aramisauto. Il s'agit, par exemple, de la recherche dans le catalogue ou de l'identification dans celui-ci d'un modèle spécifique.



« L'app donne accès à des fonctions innovantes comme la recherche en langage naturel, sur un besoin qui est parfois compliqué à exprimer », Damien Moyne, responsable IA et data chez Aramis Group.

Après avoir lancé l'app début février, Aramisauto est entré en phase d'observation des réactions de ses utilisateurs, et réagit en itération rapide. D'autant que son équipe data et IA ne détient que peu d'informations sur la technologie, le mode d'entraînement du modèle, les fonctions, voire le comportement de son app dans ChatGPT, et n'a donc pas complètement la main sur l'expérience des utilisateurs. « Nous voulons aller plus loin sur l'expérience client, mais pour l'instant la façon dont les internautes vont utiliser l'app ChatGPT n'est pas encore claire. Et c'est ce que nous allons observer dans un premier temps. »

Pas la main sur l'agent IA

L'équipe de Damien Moyne ne sait pas non plus dans quelle mesure et sous quelles conditions, un des services exposés à l'app sera réellement proposé à un internaute. « Nous n'avons pas la main sur l'agent IA, confirme Damien Moyne. Une fois que le client a sélectionné notre app, c'est ChatGPT qui va décider d'activer ou non un service, en fonction de ce qu'il comprend de l'intention de l'internaute. Autre flou, le profil de l'utilisateur, déterminé entre autres par son historique dans le chat, est bien conservé par le modèle, mais on ne sait pas comment ChatGPT l'utilise. » Aramisauto assure investir massivement dans la tech en général « et nous avons affecté nos meilleures équipes data et IA sur cette app », complète Damien Moyne. « Mais pour nous, ce n'est qu'une première itération. Et pour l'instant, nous consolidons les apprentissages », reconnaît le responsable.

PublicitéPas question, enfin, pour Aramisauto de lâcher la proie pour l'ombre et d'abandonner ses agences physiques, son site web ou son app mobile. Pas non plus d'exclusivité à OpenAI pour ce type d'app, même s'il est pour l'instant le seul à proposer un appstore. L'entreprise aimerait aussi proposer davantage de services directement dans l'app. Pour l'instant, les utilisateurs connectés qui posent une question spécifiquement à @Aramisauto peuvent converser autour du type de véhicule qu'ils recherchent, de leur besoin, mais si un véhicule les intéresse, ils sont renvoyés vers le site web. Reste que, comme le rappelle en conclusion Damien Moyne, « un des gros enjeux de ce genre de développement, c'est de se représenter comment se déroulera l'expérience de l'utilisateur, comment concevoir des tests adaptés, etc. »

Partager cet article

Commentaire

Avatar
Envoyer
Ecrire un commentaire...

INFORMATION

Vous devez être connecté à votre compte CIO pour poster un commentaire.

Cliquez ici pour vous connecter
Pas encore inscrit ? s'inscrire

    Publicité

    Abonnez-vous à la newsletter CIO

    Recevez notre newsletter tous les lundis et jeudis