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VMware : T-Mobile tente de faire respecter son contrat pour migrer

VMware : T-Mobile tente de faire respecter son contrat pour migrer
T-Mobile a obtenu de la justice américaine une injonction pour l'extension du support des produits VMware jusqu'en août 2026. (Photo : Coolcaesar /Wikipedia)

L'opérateur mobile a obtenu de la justice le respect des clauses d'extension de support de son contrat, et tente d'enclencher une migration hors de VMware. Mais le temps presse.

PublicitéUn nouveau front judiciaire s'ouvre pour Broadcom. Après AT&T, c'est un autre opérateur télécoms, en l'occurrence la filiale de Deutsche Telekom T-Mobile, qui s'oppose au géant américain sur la question des licences VMware, et en particulier sur le support des produits de l'éditeur. Selon The Register, qui a obtenu un accès au dossier, le litige porte sur un accord conclu entre l'opérateur et VMware en août 2023, qui prévoyait l'acquisition de licences perpétuelles et deux années de support pour certains logiciels, avec une option pour une année supplémentaire.

Avec le rachat de VMware en 2023, Broadcom a cessé de commercialiser les licences perpétuelles, ainsi que les contrats de support autonomes pour les clients détenant ces licences. Le fournisseur les oriente vers son offre packagée VCF (VMware Cloud Foundation) plus coûteuse et uniquement vendue sous forme d'abonnement. La question du droit à l'extension de support a fait l'objet de plusieurs contentieux. L'opérateur américain AT&T a attaqué l'éditeur avant de trouver un accord - dont les conditions sont restées confidentielles - avec Broadcom. De son côté, la chaîne de supermarché britannique Tesco poursuit son action en justice. En France, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a fait plier l'éditeur pour bénéficier là encore d'une modalité prévue au contrat, droit que lui contestait Broadcom : la capacité à transformer des crédits de consommation en licences perpétuelles.

303 000 coeurs et 1000 applications

Dans un document consulté par nos confrères, T-Mobile explique se servir des produits VMware depuis 2008 et les exploiter sur au moins 303 000 coeurs de processeurs. Le spécialiste de la virtualisation est donc un élément essentiel pour l'hébergement de quelque 1000 applications de l'opérateur. En 2024, Broadcom a informé T-Mobile qu'il ne renouvellerait pas le support à l'expiration de l'accord initial de deux ans, prévue pour 2025. L'opérateur a alors enjoint l'éditeur de fournir une extension de support, prévu au contrat, et aurait même à un moment proposé un accord à 20 M$ pour ces deux années de support supplémentaires. Une déclaration déposée la semaine dernière par Kevin Luu, vice-président chargé de la technologie chez T-Mobile, indique que l'opérateur a recherché cet arrangement amiable « afin de pouvoir mener à bien la transition de T-Mobile pour s'affranchir de VMware à un rythme plus maîtrisé ».

C'est finalement la justice américaine qui a donné raison à l'opérateur, obligeant Broadcom à fournir une assistance au-delà d'août 2025, contre le versement de 5,28 M$ et le dépôt d'une garantie de 500 000 $. Tout en assurant le support, Broadcom réclame désormais des dommages-intérêts, arguant que l'injonction lui avait fait perdre un nouveau contrat avec T-Mobile. Si les discussions se poursuivent entre les deux parties, selon The Register, l'opérateur est désormais sous la pression du calendrier, les droits acquis dans le contrat, et désormais reconnus par la justice, expirant le 3 août prochain.

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