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Le RGI sous la menace de la montre

Le Référentiel Général d'Interopérabilité n'a pas été adopté lors de la dernière réunion de son comité de pilotage. Ce délai arrange bien les affaires de Microsoft.

PublicitéLe 12 octobre, le comité de pilotage du RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité) s'est réuni sans délibérer sur l'adoption définitive de ce RGI. Ce dernier fixe l'ensemble des règles méthodologiques et techniques pour garantir l'interopérabilité des systèmes d'informations publics mais le point polémique qui concentre l'attention est le format des fichiers bureautiques. A ce jour, le RGI (provisoire) dispose que seul le format OpenDocument (soutenu notamment par Sun, IBM et la communauté OpenOffice) doit être retenu. Suite au rejet de la normalisation rapide par l'ISO d'Office Open XML, format concurrent promu par Microsoft, OpenDocument est le seul à être normalisé par l'ISO. Mais Microsoft espère obtenir une normalisation similaire pour son propre format en février prochain. Jouer la montre pourrait donc être payant pour l'éditeur de Redmond. L'enjeu pour Microsoft est de pouvoir vendre sa suite bureautique Office 2007, seule suite à utiliser Office OpenXML en natif pour l'instant, et son système d'exploitation Windows Vista dans les administrations. De fait, le RGI actuel est une menace des plus sérieuses pour l'éditeur, d'autant que, en France, les entreprises privées suivent souvent les orientations des administrations. De fait, le RGI subit de plus en plus de retards et les textes réglementaires devant rendre obligatoire son application dans tout le secteur public ne peuvent pas être pris tant que le Comite de Pilotage n'a pas adopté le RGI définitif. A terme, le RGI risque donc de disparaître par épuisement, malgré ses bénéfices évidents en matière d'optimisation des moyens de l'Etat. Le lobbying intense dans les coulisses Il est vrai que, dans les coulisses, on s'agite beaucoup. Lors la grande tournée de Microsoft dans les palais de la République, il semblerait que Steeve Ballmer ait remis au gouvernement français un document attaquant les travaux sur l'interopérabilité menée par la DGME (Direction Générale à la Modernisation de l'Etat). De plus, le 9 octobre, trois jours avant la réunion du comité de pilotage du RGI, Eric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique et donc autorité tutélaire de la DGME, a organisé une « réunion de point » sur le RGI. Cependant, le débat continue, y compris sur des points très techniques.

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