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La grande tournée de Microsoft dans les palais de la République

Steve Ballmer a rencontré les députés et le Premier Ministre tandis que la direction de Microsoft France se rendait à la DGME.

PublicitéSteve Ballmer, patron de Microsoft, s'est rendu à l'Assemblée Nationale pour y rencontrer des députés et, mardi 2 octobre, a consacré une autre visite le midi au Premier Ministre François Fillon. Mercredi 3 octobre, c'est les principaux représentants de Microsoft France (le PDG Eric Boustouller, le directeur technique Bernard Ourghanlian, et le chargé des affaires publiques Marc Mossé) qui a rencontré la direction de la DGME (Direction générale de la modernisation de l'Etat). Si aucune communication officielle n'a eu lieu autour de ces « opérations de relations publiques », il est probable qu'on y a beaucoup parlé des récents déboires de Microsoft devant l'Union Européenne (condamnation confirmée pour abus de position dominante) et l'Afnor (échec de la normalisation rapide de Office Open XML). Notre confrère Libération indique que Steve Ballmer aurait affirmé aux députés, en charge du vote des lois : « Microsoft se conformera aux législations en vigueur ». C'est bien le moins pour une entreprise respectable... Mais le sujet d'avenir reste l'adoption en France du RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité). La version actuelle prévoit que OpenDocument devienne le format bureautique standard obligatoire pour les administrations, ce qui exclurait d'office la dernière version de la suite bureautique de Microsoft de tous les marchés publics (à moins d'y intégrer un plug-in de conversion). Cette obligation ne s'appliquerait pas aux anciens documents archivés même si le RGI possède un volet consacré à l'archivage. La prochaine réunion du Comité RGI est prévue le 12 octobre. Lors de la dernière réunion le 6 juillet, le Syntec et le Ministère de la Défense avaient été remarqués par leurs contributions très positives sur le projet de RGI tandis que l'AMF (Association des Maires de France) reste hostile par principe. Malgré les sollicitations, l'AMF n'aurait apporté aucune contribution technique au débat. Le soucis serait davantage d'imposer le principe de l'indépendance des choix techniques des collectivités locales. Et tant pis pour la rationalisation des dépenses publiques.

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