Juridique

Le règlement européen sur la protection des données personnelles encore négligé dans deux-tiers des entreprises

Le règlement européen sur la protection des données personnelles encore négligé dans deux-tiers des entreprises
Toutes les entreprises dans le monde ayant des clients ou des personnels en Europe sont concernées.

Selon une étude Vanson Bourne / Compuware, la majorité des entreprises n'aurait aucune stratégie pour s'adapter au Règlement Européen sur la Protection des Données personnelles alors que les amendes vont pouvoir atteindre 4 % du chiffre d'affaires mondial.

PublicitéComme nous l'avons déjà indiqué, le Règlement européen sur la protection des données à caractère personnel (RGPD) va accroître sensiblement les obligations des entreprises avec une application progressive. En cas d'infraction, les amendes pourront atteindre 4 % du chiffre d'affaires ou 20 millions d'euros. Malgré tout, une étude réalisée par le cabinet Vanson Bourne sur la commande de Compuware indique que 68 % des entreprises n'ont aucun plan complet de mise en conformité établi. Ce chiffre varie beaucoup selon les pays : 82 % au Royaume-Uni, 71 % en France et 64 % en Italie par exemple.
52 % des entreprises américaines disposent de données concernant des clients européens mais 43 % seulement sont bien informées des nouvelles obligations en matière de traitement des données clients. De ce côté-ci de l'Atlantique, 55 % des répondants estiment que les entreprises européennes sont bien informées.

Une complexité entraînant une absence de maîtrise

Parmi les difficultés relevées, certaines font peur. Ainsi, 68 % des répondants admettent que les données clients sont hébergées dans des localisations peu connues à cause de la complexité actuelle des systèmes d'information. Pour 53 %, les données de test sont particulièrement difficiles à localiser. Si 51 % jugent être en mesure de localiser rapidement la totalité des données personnelles d'un individu, 30 % sont incapables de le garantir. 45 % estiment que répondre à une requête d'un individu exigeant communication de toutes les données le concernant consommerait énormément de ressources. 52 % seulement se jugent capables de respecter le « droit à l'oubli ».
De plus, d'autres pratiques très courantes compliqueraient encore les choses ! Les répondants citent ainsi la sous-traitance informatique (81%) et les technologies mobiles (63%).

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