Projets

Le Maine-et-Loire trouve une alternative Open Source à Google Maps

Le Maine-et-Loire trouve une alternative Open Source à Google Maps
Le département du Maine-et-Loire a remplacé Google Maps par OpenStreetmap. (Crédit Phtoo : D.R)

Face au passage à un modèle payant, le département du Maine-et-Loire a décidé de se passer des services de cartographie de Google. La collectivité a choisi la solution Open Source, Openstreet.

PublicitéEn mai dernier, Google confirmait la rumeur de faire payer l'API Maps utilisée par une application tierce ou un site web. Jusqu'alors, cette API était quasi gratuite, mais depuis le 16 juillet (Google ayant décalé son évolution tarifaire à cette date-là), les cartes dynamiques (qui permettent par exemple à l'utilisateur de zoomer) sont payantes à partir de 28 000 téléchargements par mois, alors que le seuil était jusqu'à maintenant de 25 000 par jour. Une modification qui fait grincer des dents, mais qui a obligé plusieurs clients à trouver des alternatives.

Le département du Maine-et-Loire était dans ce cadre-là. Son site web compte 200 000 visiteurs chaque mois et les services intégrant de la cartographie sont nombreux : trafic routier, carte des sentiers nature, annuaire des établissements d'accueil des personnes handicapées, carte pour connaître son collège de rattachement ou pour trouver des assistantes maternelles. Les exemples sont nombreux et les modifications de la politique tarifaire de Google représentent un coût supplémentaire difficile à absorber pour une collectivité territoriale. « Le problème se posait pour le site Inforoute49.fr avec des pics de requêtes quand il y a des chutes de neige, des inondations. L'accès à la cartographie est alors très sollicité », constate Céline Pottier, responsable des usages numériques et Internet au département.

Une alternative Open Source pour une intégration rapide

Compte tenu du délai relativement court, la DSI du département du Maine-et-Loire a mené une réflexion globale à partir des offres disponibles sur le marché. Le choix s'est porté sur une solution Open Source, nommée Openstreetmap. Cette dernière a été initiée en 2004 par Steve Coast, avec la volonté de créer un programme de cartographie libre. Google a bien essayé de reprendre contact avec la collectivité locale, mais « trop tardivement », assure Céline Pottier.

L'intégration de l'outil collaboratif s'est déroulée rapidement. Il y a eu en fait deux projets. Le premier concernait le site web du département et l'autre portait sur le site Inforoute49.fr. Le premier a intégré les données cartographiques d'OpenstreetMap, l'autre s'est reposé sur des données plus institutionnelles (IGN), souligne David Gatard, développeur rattaché au SIG au sein du département. La migration pour les deux projets s'est déroulée rapidement entre 2 à 3 semaines. Pour la partie intégration, Grégoire Rondouin, développeur auprès la DSI, avoue « Google s'occupait de tout. Pour l'affichage dynamique, nous sommes passés par une librairie Javascript, Leaflet, qui permet d'installer des marqueurs ». Il ajoute que pour les fonds de carte, il s'est tourné vers CartoDB, qui procurent « des fonds de carte plus épurés ».

Au final, il reste encore 5 cartographies à mettre en production et devrait l'être très prochainement. Le changement s'est déroulé en toute transparence et l'équipe n'a pas eu de retour négatif des utilisateurs. Sur le plan pratique, Céline Pottier constate « un gain de temps dans le chargement des cartes sur le site web ». Sur les évolutions, David Gatard évoque les API de géocoding et de calcul d'itinéraires, même si sur ce dernier point « Google a encore de l'avance », reconnait le développeur.

Publicité

Partager cet article

Commentaire

Avatar
Envoyer
Ecrire un commentaire...

INFORMATION

Vous devez être connecté à votre compte CIO pour poster un commentaire.

Cliquez ici pour vous connecter
Pas encore inscrit ? s'inscrire

    Publicité

    Abonnez-vous à la newsletter CIO

    Recevez notre newsletter tous les lundis et jeudis

    La question du moment
    Avez-vous adopté une démarche de type DevSecOps sur une part significative de vos projets ?