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ArcelorMittal France déploie une 5G privée

ArcelorMittal France déploie une 5G privée
ArcelorMittal France a lancé officiellement son expérimentation de 5G privée nommée 5G Steel. (de g à d, Franck Bouétard, PDG d'Ericsson France, David Glijer, directeur de la transformation digitale chez ArcelorMittal France et Valérie Cussac, vice-présid

En collaboration avec Orange Business Services et Ericsson, ArcelorMittal France a dévoilé son plan 5G Steel qui vise à déployer un réseau de 5G privée sur plusieurs de ses sites industriels. Les premières phases se dérouleront à Dunkerque avec plusieurs usages autour des véhicules autonomes, la maintenance et le contrôle de la qualité.

PublicitéSi la 5G grand public démarre timidement, les opérateurs croient beaucoup dans le déploiement professionnel de ce réseau. Les entreprises aussi comme le montre l'initiative dévoilée par ArcelorMittal France. Le groupe sidérurgique a annoncé le programme 5G Steel qui prévoit le déploiement d'un réseau 5G privée sur plusieurs de ses sites. « Nous allons mener des expérimentations sur le site de Dunkerque, puis Mardyck et à Florange, mais à terme c'est bien l'ensemble de nos sites qui seront concernés », précise David Glijer, directeur de la transformation digitale d'ArcelorMittal France. Pour lui, « la 5G va être un soutien à cette transformation en répondant aux besoins de connectivité pour les personnes, les processus et les machines ».

Concrètement, le groupe s'est associé à Orange Business Services qui va jouer le rôle d'intégrateur et du co-pilote du projet, et Ericsson qui va fournir les équipements 4G/5G (stations de base, coeur de réseau,...).  Le site de Dunkerque va jouer le rôle de pilote et de vitrine. « Une première phase va se dérouler au 1er semestre 2022 avec le déploiement du réseau en outdoor, un moyen de réaliser des tests de couverture et de pénétration. Une seconde phase viendra ensuite pour se focaliser sur les réseaux indoor pour remplacer à terme les autres connectivités, le WiFi notamment », précise David Glijer. Au total, l'équipementier et l'opérateur devraient installer 8 stations de base pour couvrir le site d'environ 450 hectares. La bande de fréquence utilisée sera la 2,6 GHz. « Nous allons aussi assurer l'interopérabilité entre la 5G privée et publique pour assurer la continuité des services », ajoute Valérie Cussac, vice-présidente smart mobility chez Orange Business Services.

Véhicules autonomes, contrôle de qualité et maintenance

Car en dehors des aspects techniques, c'est bien sur les usages que l'expérimentation doit apporter des réponses. « Il y a plusieurs axes de travail : les véhicules autonomes, la maintenance, le contrôle de la qualité », indique David Glijer. Sur la partie véhicule autonome, des tests vont être réalisés avec la start-up Easymile sur un train sans chauffeur. « A la sortie des hauts fourneaux, il y a des wagons avec de l'acier liquide, il s'agit de zones dangereuses et l'automatisation pourra améliorer et sécuriser le transport », admet le responsable de la transformation digitale. L'automatisation devrait aussi concerner « le gros porteurs de bobines d'acier ». Des usages qui nécessitent une faible latence « quand un véhicule doit s'arrêter pour éviter une collision, il faut que cela soit instantané », rappelle Valérie Cussac. 



Publicité Le cockpit 4.0 pour piloter et surveiller la ligne de galvanisation Galsa 2 va bénéficier des apports de la 5G privée. (Photo : LMI/JC)

La maintenance et le contrôle de la qualité est aussi un terrain de jeu de la 5G privée, où le groupe a présenté un cockpit de supervision de sa ligne de galvanisation, Galsa  2 (voir photo ci-dessus). « Sur ce site, nous avons eu besoin d'installer 80 équipements WiFi pour assurer la connectivité. Avec la 5G, nous n'aurons plus à gérer autant de bornes, tout en ayant de la performance et une faible latence », assure le CDO du groupe. L'ensemble de ces tests vont bénéficier des capacités de slicing de la 5G pour découper le réseau et allouer des capacités en fonction des usages. Enfin dernier point, les différentes parties au projet n'ont pas voulu donner le montant investi pour cette expérimentation. Un point souvent soulevé comme un frein par rapport au WiFi. 

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