Contrôles fiscaux et d'attribution de crédits insuffisants
Tout d'abord, le contrôle fiscal et son pilotage national sont sévèrement critiqués. Ainsi, la Direction des Vérifications Nationales et Internationales (DVNI) a ainsi un accès insuffisant aux comptabilités informatisées des entreprises alors qu'elle est en charge du contrôle des plus grosses firmes. De plus, les gros contribuables privés ne sont, dans les faits, statistiquement contrôlés qu'une fois tous les quarante ans en moyenne. Enfin, les services déconcentrés de la direction générale des finances publiques en charge du contrôle fiscal ont vu leurs effectifs sanctuarisés alors même que le nombre de contrôles effectués est resté constant et que les outils informatiques mis en oeuvre auraient dû accroître la productivité individuelle.
Toujours en matière de finances, le contrôle des crédits du Fonds Social Européen est déficient. La Cour remarque que, malgré quelques progrès, le suivi informatique est insuffisant et les outils mis en oeuvre ne sont pas encore totalement unifiés.
Dans le même ordre d'idée, la réforme visant à l'unification de la gestion des pensions de retraite entre tous les ministères aurait été, selon la Cour, vidée de sa substance faute d'unification des outils informatiques.
Toujours en matière de gestion financière, la Cour souligne l'insuffisance des outils des universités comme des établissements en charge des soins périnataux. Dans ce dernier cas, il n'existe ainsi aucun suivi réel d'indicateurs de base comme le taux d'enfants nés sans vie.
Les SIRH en première ligne
Mais les outils les plus problématiques, si l'on en croit la Cour, sont dans le domaine des ressources humaines. A de multiples reprises, la Cour fustige l'insuffisance des SIRH et plus spécialement de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. C'est notamment le cas dans l'analyse d'adéquation aux besoins et le suivi de la formation des enseignants mais aussi das la gestion des ouvriers d'Etat comme du personnel des collectivités territoriales.