![]() |
|
Enterprise Support SAP : l'USF grogne, fournit le dentier mais ne mord pasEdition du 02/04/2009 - par Bertrand Lemaire Le club des utilisateurs francophones de SAP connait un « dialogue viril » avec l'éditeur. En cause : toujours le passage obligatoire à une maintenance à 22% au lieu de celle à 17%. L'USF prépare la guerre avec un cabinet d'avocats mais son président continue de croire à la possibilité de la paix. Jean Leroux, président du club des utilisateurs francophones de SAP (USF), a tenu une conférence de presse ce matin 2 avril au sujet du litige opposant depuis un an l'éditeur et ses clients : la suppression de la maintenance à 17% et le passage obligatoire à une maintenance à 22% dite « Enterprise Support » avec, pour les clients actuels, un passage progressif aux 22% grâce à une hausse annuelle du prix de 8% jusqu'en 2012. Un point qui énerve particulièrement les membres de l'USF est la discrimination entre les deux rives du Rhin : les utilisateurs allemands et autrichiens ont ainsi obtenu des délais supplémentaires et même la préservation de contrats à 17% dans certains cas. Les nouvelles conditions de maintenance de SAP braquent de plus en plus les clients de l'éditeur et, après plusieurs mois de travaux menés plus ou moins confidentiellement, l'USF sort du bois comme les autres clubs d'utilisateurs à travers la planète. Un véritable kit juridique d'action est ainsi annoncé pour que les clients de SAP membres de l'USF puissent agir contre l'éditeur le cas échéant. Non, non et non sauf si vous parlez à la presse Bizarrement, l'annonce même de cette conférence de presse semble avoir débloqué la raideur de SAP : « Léo Apotheker [co-PDG de l'éditeur, NDLR] a pris sa plume pour faire des propositions, encore confidentielles, hier aux membres du SUGEN [le club des présidents de clubs d'utilisateurs SAP à travers le monde, NDLR] » a ainsi noté Jean Leroux. Cette nuit, les membres du SUGEN ont prévu de se réunir en conférence téléphonique pour étudier ces nouvelles propositions en compagnie de Stefan Kneis, responsable des relations avec les clubs d'utilisateurs chez SAP. A plusieurs reprises, Jean Leroux a constaté que l'entêtement de SAP à vouloir accroître ses tarifs de 8% par an alors même que, en pleine crise, les DSI obtiennent des réductions de 1 ou 2% en moyenne chez tous leurs autres fournisseurs « fait tâche dans les budgets ». De fait, la confiance des clients dans l'éditeur s'est largement érodée. « La position des utilisateurs s'est radicalisée face à l'obstination et à l'arrogance de SAP » observe Jean Leroux. La situation des clients n'est cependant pas homogène. Environ la moitié des membres de l'USF ont des contrats comportant des clauses limitatives de croissance des prix -comme une indexation sur l'indice Syntec- qui les protège un certain temps. Mais, même parmi ceux-là, certains grands comptes ont des contrats spécifiques avec des clauses très onéreuses pour des niveaux de services particuliers. D'autres clients ont refusé l'augmentation et continuent de payer 17% tout en recevant des factures augmentées. Selon Jean Leroux, « dans ces cas là, il semble que SAP se contente pour l'instant de diffuser des explications pédagogiques sans aucune réaction violente constatée à ce jour, en attendant l'évolution du contrat type. »
Sur LeMondeInformatique.fr
|
||||||||||||||||
|
| ||||||||||||||||