Après le piratage du PMP (Prescription Monitoring Program) de Virginie, des informations médicales sont à nouveau exposées. Cette fois-ci, c'est l'université de Berkeley (Californie) qui est touchée. Rappelons que, aux Etats-Unis, quelques informations de base (numéro de permis de conduire, numéro d'assurance maladie, adresse...) permettent de voler une identité très simplement.
L'université croit que l'infraction a commencé le 9 Octobre 2008, et a continué jusqu'au 9 Avril de cette année. Des administrateurs effectuant un travail de maintenance ont alors identifié des messages laissés par les pirates, qui attaquaient depuis l'étranger. Ils accédaient à un site web public et ont par la suite atteint des bases de données additionnelles stockées sur le même serveur, soutient l'université.
Les administrateurs de Berkeley ne croient pas que les pirates aient pu voler des dossiers médicaux complets, stockés sur un système différent.
« La protection de la vie privée et la qualité des soins apportés à nos patients sont la pierre angulaire de nos services. », souligne Steve Lustig, vice chancelier associé pour les services de santé. Il ajoute que l'université est « profondément troublée » par cette faille, mais que « Les dossiers médicaux n'ont pas été touchés dans cet incident. Nous attendons que l'audit de nos systèmes nous informe de la marche à suivre pour continuer à améliorer notre sécurité. ».
Une enquête en cours
Berkeley travaille avec la police du Campus et le FBI sur cette faille de sécurité et conseille aux victimes de cet incident de mettre une alerte à la fraude sur leurs comptes de crédit.
L'université de Berkeley avait déjà fait les gros titres il y a quelques années suite à d'autres problèmes de sécurité, notamment le vol d'un ordinateur portable contenant des informations sur les diplômés, et une base de données de résidents californiens compromise.