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JCDecaux met les parisiens sur des vélos


Edition du 02/07/2007 - par Bertrand Lemaire
JCDecaux met les parisiens sur des vélos


A terme, une flotte de 20 600 bicyclettes en libre-service disponibles dans 1451 stations permettra aux parisiens de réaliser de courts trajets. La qualité attendue du service implique une gestion informatique pointue.

Quatre briques pour un projet complexe Le système central comprend quatre briques principales. La première, en haute disponibilité, est un développement spécifique construit en technologies .Net de Microsoft (SQLServer...) et sert à tracer quel utilisateur a utilisé quelle bicyclette à quel moment ainsi que la validité des comptes. Cette brique-ci est doublée par une copie active chez EDS, avec répartition de la charge.. La deuxième partie du système central gère l'ensemble des opérations du compte client. Elle échange avec la première brique les informations relatives à la validité des comptes et à la facturation. Cette deuxième partie a recours à un service externalisé proposé par Ingenico pour traiter les paiements. La gestion des interventions sur le parc de bicyclettes est gérée sous Maximo Asset Management, logiciel de Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO) d'IBM. Les alertes sont remontées à partir des autres parties du système central afin de déclencher les interventions sur le terrain : vélos endommagés à réparer, stations vides ou au contraire trop pleines, etc. Enfin, un datawarehouse sous Business Object retraite les données issues des autres systèmes pour construire les indicateurs de suivi de la qualité exigés par la ville de Paris. Sur le terrain, les 200 agents de maintenance disposent chacun d'un PDA durci Internec sous Windows CE relié par GPRS à Maximo Asset Management qui leur envoie les alertes les concernant. Chaque agent a une zone de compétence géographique comportant un certain nombre de stations. En retour, les agents de maintenance confirment leurs actions par une saisie sur leur PDA et l'information est alors remontée à la GMAO du système central. Les agents de maintenance se déplacent soit avec des vélos électriques pour effectuer de petites réparations (freins, lumières...) ou déplacer quelques vélos en remorque, soit avec de petites camionnettes fonctionnant au GPL pour emporter des vélos en atelier pour des réparations plus lourdes ou en déplacer une grande quantité d'une zone à une autre. Outre Lyon et bientôt Paris, JCDecaux a équipé avec son offre Cyclocity Bruxelles, Aix-en-Provence, et prochainement Marseille, Mulhouse, Besançon ainsi que Séville.

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Bornes, bornettes et site web se complètent pour un libre-service

Les bicyclettes du Velib' seront mises à disposition en libre service dans des stations situées sur la voirie parisienne. Une borne permet d'effectuer les opérations de paiement. Chaque vélo est attaché à une bornette par un anti-vol piloté par la borne. Il existe environ 20 bornettes par station mais une seule borne. Chaque bornette possède un lecteur de carte sans contact. L'utilisateur du service doit commencer par s'abonner. Il peut opter pour une formule de courte durée (1 ou 7 jours) prise directement et payé par carte bancaire sur une borne dans une station (avec prise de caution). L'utilisateur peut aussi choisir un abonnement annuel à 29 euros à télécharger, entre autre, sur le site Internet dédié. Sur Internet, l'utilisateur se contente de saisir ses informations et le site génère automatiquement un document au format PDF qu'il suffit de signer et d'envoyer à l'adresse indiquée avec son paiement et un RIB (il n'est pas possible de réaliser une autorisation de prélèvement dématérialisée). Notons que le service est géré par la Somupi, filiale de JCDecaux à 66 % et de Média Régie Europe (Groupe Publicis) à 34 %, qui est destinataire des documents, notamment l'autorisation de prélèvement. L'abonnement est validé en une quinzaine de jours. Une fois abonné, l'utilisateur peut se rendre dans une station et retirer une bicyclette disponible soit en payant auprès de la borne, soit en utilisant sa carte sans contact (carte Navigo du Syndicat des Transports d'Ile de France, ou carte dédiée Velib') directement sur une bornette. La bicyclette pourra être redéposée dans n'importe quelle station Velib, sur un emplacement disponible. L'utilisation est gratuite pour un trajet de moins d'une demi-heure mais le prix est de un euro pour la première demi-heure supplémentaire et deux euros pour la suivante et quatre € pour la 3ème oe heure. Clairement, le service est donc destiné à couvrir les besoins de micro-trajets, par exemple en complément du métro ou du RER, et ne doit pas faire concurrence aux loueurs de bicyclettes classiques qui, eux, visent des usages plus longs, de type randonnée.


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