Lors de la conférence « Vers un intranet plus interactif et participatif » du salon de l'intranet et du travail collaboratif qui se tenait les 12 et 13 mai, les intervenants présentaient les nouvelles possibilités du travail collaboratif. Ils donnaient aussi des pistes pour faciliter son adoption et se prémunir de ses inconvénients.
Des aggrégateurs grand public existent déjà (iGoogle ou Netvibes par exemple). Les utilisateurs déjà « formés » par ces solutions grand publics s'adaptent vite. Les autres doivent être accompagnés, explique Eric Mathieu. Guillaume Olivieri, Directeur Associé Brainsonic slideo (spécialiste RichMedia), considère aussi que la formation est importante : « Toutes les entreprises ne se ressemblent pas. Il faut tester sur des petits groupes, et étendre si besoin. »
Les réseaux sociaux sources de savoir-faire
L'ensemble des intervenants présents voient aussi beaucoup d'avantages aux réseaux sociaux. Actuellement l'intranet propose du savoir, mais le savoir-faire vient des collègues directs. Les réseaux sociaux permettent d'obtenir ce savoir-faire même de la part de quelqu'un de très distant. Les fils d'actus (twitter entre autres) ont aussi été abordés, car ils permettent de profiter d'un flux en temps réel sur ce qui se passe dans l'entreprise.
Des outils adaptés aux 20/30 ans
Les intervenants présents ont aussi insisté sur les différences générationnelle : Si les 30/50 ans suivent un fonctionnement très hiérarchique, la génération des 20/30 ans est beaucoup plus transversale et a grandi avec internet, précisent-ils. Ces réseaux sociaux leurs sont donc très adaptés, et le seront de plus en plus. Ils remarquent de plus que les outils qui ont percé dans l'entreprise sont ceux qui ont un rôle professionnel et personnel à la fois (le téléphone et le mail ici). Alors pourquoi pas les interfaces du type Facebook ?
Voici donc quelques pistes pour faciliter l'adoption de l'intranet 2.0 par les utilisateurs. Plusieurs questions restent cependant en suspend. D'abord, si le profiling de l'extranet est un vecteur fort d'adaptation, reste encore à savoir qui le réalise (le DSI ? Le DRH ?), et selon quels critères.