Stratégie

Transformation digitale : les délais qui dérapent plus pénalisants que les dépassements budgétaires

Transformation digitale : les délais qui dérapent plus pénalisants que les dépassements budgétaires
Plus de 37% des décisionnaires interrogés estiment avoir reçu de mauvais conseils de leurs fournisseurs technologiques, selon un rapport IFS.

Une étude publiée par l'éditeur IFS a analysé en détail les conséquences des projets de transformation qui échouent, ainsi que leurs causes. Le rapport met également en avant les facteurs de succès pour ce type d'initiative, pointant le rôle important des fournisseurs.

PublicitéDans un rapport intitulé « Investir dans la transformation digitale en 2020 et au-delà : l'équation technologique », l'éditeur IFS s'est intéressé aux projets de transformation numériques qui peinent à livrer les résultats attendus. Basé sur une enquête auprès de plus de 3000 décideurs, ce rapport analyse tout d'abord les facteurs qui freinent actuellement les investissements des entreprises. Si près de 28% des répondants hésitent à investir dans la transformation après un projet qui a dérivé financièrement, près de 26% évoquent également le manque de soutien de la direction, des délais qui ont dérapé ou le manque d'adhésion des collaborateurs aux initiatives. Toutefois, en France le premier facteur de frilosité est la faible motivation des employés (31%). L'enquête montre aussi que les projets qui débordent en termes de planning sont davantage pénalisants sur le long terme que les dépassements de budget. En effet, dans près de 40% des cas, ces délais non respectés ont entraîné des coupes budgétaires ailleurs. Ils ont également empêché la validation d'autres projets (près de 35%) ou les embauches supplémentaires (près de 32%), finissant par coûter plus cher encore aux entreprises.

Les réponses ont également pointé le rôle du fournisseur dans la réussite ou l'échec des projets : plus de 37% des sondés estiment avoir reçu de mauvais conseils des vendeurs, ce qui en fait la première raison évoquée devant la perte de confiance des parties prenantes (36%) ou une technologie déjà dépassée (32%). Auprès des répondants français, la proportion de déçus des fournisseurs grimpe même à 49%. L'étude révèle aussi que les équipes chargées des choix technologiques subissent régulièrement des pressions de la part de la direction générale, incitant à choisir des fournisseurs connus sur le marché même si leur offre n'est pas la plus adaptée aux besoins réels. Ce constat est partagé par 31% des sondés français, mais la tendance est encore plus marquée à l'échelle mondiale, avec 46 % de sondés ayant vécu ce cas de figure.

L'expertise et l'éthique plébiscitées pour le choix des fournisseurs

De façon générale, les entreprises attendent de leurs fournisseurs une réelle expertise de leurs métiers et fonctions, un critère mis en avant par plus de 32% des sondés (35% des répondants français). Ce sont les opérationnels qui accordent le plus d'importance à la spécialisation des éditeurs (plus de 41%), suivis des forces de vente (près de 35%). Près du tiers (30%) des répondants souhaitent également des fournisseurs capables de proposer des solutions de long terme. Enfin, 29% mettent en avant l'éthique (un taux montant à 34% chez les Français), un critère devançant la capacité d'innovation (27%).

En interne, le premier facteur clef de succès des projets de transformation réside dans l'établissement d'objectifs clairs (un point cité par 50% des sondés, mais 44% seulement des Français), devant l'adéquation technologique (environ 44%), le fait d'avoir les bons supports (41%) et les bonnes ressources (39%). Du côté des fournisseurs, la capacité à livrer dans les délais vient en tête, citée par 44% du panel. La continuité du support tout au long du projet et après apparaît également comme importante pour 41% des répondants, ainsi que la capacité à générer rapidement de la valeur (35%) ou encore l'expérience du fournisseur acquise auprès de références clients importantes (34% au niveau global et 37% en France). Enfin, interrogés sur les leviers technologiques jugés les plus importants, les répondants placent en tête les technologies d'intelligence artificielle (64%), suivies par les technologies autour des données (57%), la réalité virtuelle et augmentée (40%) et enfin le Cloud (31%).

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