Management

Les nouvelles organisations du travail sous la menace de la cybersurveillance des salariés

Les nouvelles organisations du travail sous la menace de la cybersurveillance des salariés
Le travail à domicile est agréable… sauf si l’employeur surveille les moindres faits et gestes.

La supervision des collaborateurs en télétravail devient une marotte de certaines entreprises au risque de faire fuir les meilleurs talents.

PublicitéLes études montrant l'appétence des salariés pour le télétravail sont nombreuses, de même que celles indiquant que la collaboration à distance perdurera au-delà de la période de la crise sanitaire. Mais ce télétravail est par contre regardé avec un oeil méfiant par les employeurs, au point d'inciter ceux-ci à multiplier les outils de cybersurveillance des salariés. C'est ce que pointe une étude réalisée par le cabinet Vanson Bourne sur la commande de VMware. Ainsi, 71 % des entreprises françaises ont dû trouver de nouvelles façons de mesurer la productivité de leur personnel et 76 % des salariés français reconnaissent que le passage au télétravail a poussé leurs employeurs à mettre davantage l'accent sur leurs performances. Mais, parmi les conséquences de la croissance de cette cybersurveillance, ces entreprises pourraient voir fuir leurs meilleurs talents.

Selon l'étude, 63 % des entreprises françaises prévoient ou ont déjà mis en place des outils visant à davantage superviser les télétravailleurs. Parmi les mesures envisagées ou mises en place figurent l'utilisation de logiciels de surveillance des e-mails (37 %), de la navigation sur Internet (36 %) et des outils de collaboration (45 %), ainsi que des systèmes de vidéosurveillance (24 %), des webcams dotées de technologies de suivi du regard (25 %), ainsi que des logiciels d'enregistrement de frappes au clavier (20 %). La mise en place de tels outils a un prix : un taux de turnover « plus élevé » ou « nettement plus élevé » dans 48 % des entreprises françaises concernées.

Pourtant, 81 % des employés estiment que les technologies permettant le télétravail les rendent plus efficaces qu'ils ne l'étaient auparavant. Et 53 % acceptent que leur organisation ait dû développer de nouvelles solutions pour superviser leur productivité dans le cadre de la migration vers un modèle hybride. Cependant la transparence reste un facteur essentiel. 33 % des collaborateurs ignorent si leur organisation a mis en place des systèmes de surveillance sur leurs appareils afin d'évaluer leur productivité. En dehors de la cybersurveillance, le suivi des performances dans le nouveau cadre organisationnel peut se faire par des points réguliers avec les managers afin de discuter des charges de travail (55 % des répondants), l'évaluation de leur production et des livrables attendus (51 %) et l'utilisation de nouveaux logiciels de gestion de projet (37 %).

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