Stratégie

Les banques modernisent leur SI sous l'influence de l'IA

Les banques modernisent leur SI sous l'influence de l'IA
42% des banques françaises comptent augmenter les investissements dans leur transformation en 2026. (Photo : Pixabay/Xuuxuu)

Modernisation des SI, IA, sécurité. Le secteur bancaire investit de nouveau fortement dans sa transformation numérique. Selon une étude commandée par l'éditeur spécialisé Finastra, les banques françaises vont augmenter leurs investissements de 42%.

PublicitéDepuis toujours, les banques sont des organisations, par nature, technologiques. L'IA, mais aussi les enjeux cyber, les poussent à accélérer la modernisation de leurs systèmes, non sans se heurter justement à l'ancienneté de ces derniers. C'est ce que montre l'enquête Financial services state of the nation 2026, publiée par l'éditeur spécialisé dans la finance Finastra. Près d'un tiers des institutions bancaires interrogées (31%) ont déjà entrepris de déployer l'IA à l'échelle et 30% de réaliser au moins un déploiement partiel. Et elles ne sont plus que 2% à n'avoir aucun projet de cette sorte (2% supplémentaires n'ayant pas répondu à la question). En moyenne, elles comptent augmenter leurs investissements en IA de 42%, la France se situant exactement à ce niveau.

Les objectifs de ces déploiements d'IA les plus cités sont la réduction du taux d'erreurs et l'amélioration de la précision (40%), devant l'amélioration de la productivité des employés (37%) et, presque autant mentionnée, l'accélération des processus de paiement et de crédit (36%). En France, l'intérêt est plus fort pour ce dernier sujet (40%). Tous ces objectifs sont cités par au moins un tiers de répondants. Dans le bas du classement, la conformité et le contrôle rassemblent encore 32% de réponses.

En France, le frein de l'intégration aux systèmes en place

D'après les résultats de l'enquête, 40% des organisations (en hausse de 2 points par rapport à 2025) comptent déployer cette année des cas d'usage spécifiquement dans le paiement. Environ un tiers vont s'attaquer aux transferts d'argent en temps réel, aux méthodes de paiement alternatives, mais aussi à la résilience opérationnelle et aux infrastructures de paiement proprement dites. Reste que près de 9 structures sur 10 ne cherchent à innover sur aucun de ces sujets, contre 7 sur 10 en 2025, sans que l'on sache si elles ont déjà réalisé ces déploiements, ou si elles ne s'y intéressent réellement pas. Du côté des crédits, les envies d'innovation sont, en revanche, pléthore, avec des chatbots (34% des velléités de déploiement pour 2026), la détection de fraude (29%), les applications d'automatisation des crédits (29%) ou l'automatisation de workflows (29%). Seuls 3% des banques n'ont aucun projet pour leur activité crédits.

Cette modernisation ne se fait néanmoins pas sans obstacle. Premier frein aux projets, la pénurie de compétences pour 43% des institutions bancaires. Suivent de près les contraintes budgétaires (41%), « forçant les entreprises à prioriser l'adaptation court terme face à l'innovation », selon le compte rendu de l'étude, puis la régulation et la conformité (40%). En Europe, les institutions françaises comme allemandes luttent cependant particulièrement avec l'intégration aux systèmes en place et la transformation des processus.

PublicitéUne croissance très forte des investissements en cyber et fiabilité

L'accélération de la transformation digitale de tous les processus sous la pression de l'IA et d'un marché ultra-concurrentiel accroît par ailleurs la surface d'attaque des banques. En moyenne, les banques augmenteront leurs investissements cyber de 40% (38% en France). Mais 63% des répondants annoncent une hausse supérieure à 25% de ces investissements dans la sécurité et la fiabilité. Il faut leur ajouter 22% d'entreprises qui vont augmenter ces investissements de façon moindre. En France, le premier défi en la matière réside dans le déploiement de l'IA (54% contre 40% des réponses globales), devant la conformité aux exigences réglementaires (46% contre 35% des réponses globales).

Au programme de 2026, le monitoring de transactions (détection de fraude en particulier) pour 48% des répondants, l'acculturation et l'orchestration pour 47%, la sauvegarde et le disaster recovery pour 38%. Selon l'étude, 72% des institutions bancaires s'estiment néanmoins déjà en avance sur leurs concurrents sur l'ensemble des sujets de sécurité et de fiabilité.

Partager cet article

Commentaire

Avatar
Envoyer
Ecrire un commentaire...

INFORMATION

Vous devez être connecté à votre compte CIO pour poster un commentaire.

Cliquez ici pour vous connecter
Pas encore inscrit ? s'inscrire

    Publicité

    Abonnez-vous à la newsletter CIO

    Recevez notre newsletter tous les lundis et jeudis