Stratégie

La grande peur des RSSI français

La grande peur des RSSI français
Les RSSI français sont les plus pessimistes des RSSI dans le monde.

Selon une étude réalisée par Proofpoint, les RSSI français sont ceux qui ont le plus peur d'une cyber-attaque qu'ils ne sauraient pas stopper.

PublicitéGlobalement, au niveau mondial, les RSSI reprennent confiance en eux après les bouleversements liés à la crise sanitaire, notamment l'adoption sans préparation du télétravail massif. Ainsi, selon une étude réalisée par Proofpoint, 48 % des RSSI dans le monde estiment que leur organisation risque de subir une cyberattaque importante au cours des douze prochains mois, contre 64 % l'année dernière, même si 50 % jugent que leur entreprise n'est toujours pas prête à faire face à une cyber-attaque massive. Mais les RSSI français sont à contre-courant de cette tendance vers davantage d'optimisme. Ainsi, 80 % d'entre eux estiment risquer de subir une cyberattaque importante au cours des douze prochains mois, contre 68 % l'an dernier.

En termes de nature de risques vus les RSSI français, 43 % jugent que la compromission des e-mails professionnels est la première menace, devant les ransomwares et les attaques par déni de service, tous deux à 40 %, les logiciels malveillants (37%), la compromission des comptes cloud et les menaces internes (32 % chacun). Les RSSI français sont cependant plus optimistes concernant leur préparation à réagir à une cyber-attaque. 78 % des RSSI français en 2021 et 37 % en 2022 estiment ainsi ne pas être préparés à faire face à une attaque ciblée. Si les cybermenaces sont plus fortes, les RSSI sont ainsi plus optimistes car plus préparés.

Le maillon faible reste humain

Au niveau mondial, 56 % des RSSI considèrent l'erreur humaine comme leur plus grande cybervulnérabilité, 61 % en France. Les RSSI français relativisent cette position car 69 % estiment que les employés comprennent leur rôle dans la protection de leur organisation contre les cybermenaces. 61 % considèrent que les attaques ciblées sont davantage nombreuses et 65 % ont privilégié la prévention par rapport aux stratégies de détection et de réponse.

Si on s'en tient aux aspects financiers, 58 % des RSSI dans le monde et 72 % des RSSI français ont déclaré avoir souscrit une cyber-assurance. Et 45 % des RSSI français n'ont pas prévu e payer les rançons des ransomwares. La pression des directions semble moins pesante : 61 % des RSSI français l'an dernier contre 51 % cette année jugent que les attentes des directions à l'égard des RSSI sont excessives. 28 % seulement estiment que la direction est en accord avec eux sur la cybersécurité.

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