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Edito - La flexibilité du cloud s'arrête au SaaS

Edito - La flexibilité du cloud s'arrête au SaaS
Bertrand Lemaire est rédacteur en chef de CIO.

La récente crise sanitaire a évidement eu un impact économique important mais pas sur toutes les factures IT.

PublicitéLe cloud, c'est la flexibilité. Voilà une réelle évidence, plus qu'un slogan, n'est-ce pas ? De fait, transférer ses infrastructures chez un prestataire permet de moduler sa consommation de ressources IT en fonction des besoins. Quoi de plus simple, en cas d'affluence de clients sur un site e-commerce, que de commander un peu plus de puissance de calcul ou de mémoire ? De la même façon, lorsque des serveurs ne sont pas nécessaires, il suffit de les décommissionner.

Ceux qui ont eu recours au cloud public ont donc sans doute cru valider leurs choix avec la récente crise sanitaire du Covid-19. De nombreuses entreprises entières ont dû plus ou moins s'arrêter ou fonctionner avec juste une permanence de relations clients. Evidemment, les collaborateurs en chômage technique n'utilisaient plus de ressources. Donc, les DSI ont été en mesure de singulièrement réduire la voilure. Ainsi que les factures. Une telle réduction des coûts est bien sûr la bienvenue dans une situation économiquement difficile.

Cela est vrai pour le recours au IaaS et au PaaS. Reste le SaaS. Même si la question ne pouvait qu'être naïve, je me suis tourné vers les principaux clubs d'utilisateurs de progiciels. Et j'ai juste posé la question : les éditeurs SaaS ont-ils consenti des gestes commerciaux voire des suspensions de facturation pour les personnels au chômage technique ? J'ai souvent entendu le sourire au téléphone. Et chacun m'a confirmé que, non, évidemment, il n'y avait eu aucun geste, aucune réduction. Que des collaborateurs cessent d'utiliser un service ne change pas sa facturation. C'est ce qui s'appelle la flexibilité version éditeurs. L'USF (Utilisateurs de SAP Francophones) a cependant eu, ensuite, un retour pas totalement fermé de SAP (voir encadré).

De la même façon, mais c'est là plus logique, il va de soi que les contrats de maintenance associés aux licences de logiciels on premise n'ont pas, non plus, bénéficié de gestes commerciaux ou de réductions.

Admettons, cependant, que les éditeurs ont, eux aussi, connu des perturbations de fonctionnement à cause de cette crise sanitaire. On peut donc rêver que, une fois le fonctionnement revenu à peu près à la normalité, ils se disent que, oui, un petit geste pourrait avoir du sens, non seulement pour soutenir leurs clients, mais aussi, simplement, parce que la flexibilité promise par le cloud doit concerner le SaaS.

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