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Thierry Le Gouanvic, Flexitech : « nous n'étions pas prêts pour S/4Hana »

Thierry Le Gouanvic, Flexitech : « nous n'étions pas prêts pour S/4Hana »
Thierry le Gouanvic, DSI de Flexitech : « le prestataire nous garantit une maintenance de notre système ECC sur 15 ans, soit jusqu’en 2039 ». (Photo : D.R.)

Coûts du projet, manque de maturité : le DSI de Flexitech explique les raisons qui l'ont poussé à écarter la mise à niveau de son ERP ECC telle qu'inscrite à la feuille de route SAP. Une façon de temporiser, avant une éventuelle migration dans le futur, donc de rester maître du timing.

PublicitéPrendre les chemins de traverse par rapport à la feuille de route SAP ? Chez l'industriel Flexitech, qui a choisi de ne pas migrer vers S/4 Hana dans les délais prévus par l'éditeur, ce choix s'est imposé assez naturellement, si on en croit Thierry le Gouanvic, le DSI de cet industriel réalisant environ 180 M€ de chiffre d'affaires en employant quelque 1500 personnes. « La maintenance SAP représentait un coût important dans le budget IT, sans apporter beaucoup de valeur dans notre cas. Car, pour l'essentiel des questions relatives au support et aux évolutions, nous passons par notre distributeur à valeur ajoutée, Talan », explique-t-il. Et de voir dans le passage à une tierce maintenance, auprès du spécialiste Rimini Street, une opportunité d'optimisation budgétaire.

Pour l'instant, Thierry le Gouanvic estime les gains en dépenses opérationnelles à environ 40% par rapport à la maintenance de l'éditeur. « Et nous devrions encore nous améliorer sur ce point », assure-t-il. Des budgets qu'il compte réinvestir dans des projets de dématérialisation et de renforcement de la gouvernance, notamment sur la gestion des accès et autorisations dans SAP, un sujet inscrit à l'agenda 2026 de la DSI.

Rester maître du timing

Le choix de la tierce maintenance offre aussi à Flexitech une forme de sérénité dans l'évolution de son SI, selon Thierry le Gouanvic. « Le prestataire nous garantit une maintenance de notre système ECC sur 15 ans, soit jusqu'en 2039. Ce qui nous laisse le temps de construire le modèle économique d'une éventuelle migration vers S/4 Hana. » Autrement dit, Flexitech n'exclut pas de revenir sur la génération de progiciels que promeut SAP, mais à son rythme.

« Nous ne sommes pas assez avancés à ce stade pour bâtir un planning, sans oublier les éléments externes à la DSI qui affectent nos environnements IT, comme les fusions-acquisitions, dit le DSI. Dans un premier temps, nous voulons nous concentrer sur la mise en place d'une organisation plus robuste, notamment avec la mise en place de Process Owners. Dans ce contexte, imaginer une migration vers S/4 Hana aurait été trop complexe. » Et coûteux : si le DSI n'a effectué aucun chiffrage précis à ce stade, il estime que la montée de version aurait coûté entre 1 et 3 M€ à l'industriel.

Evolutions vers la facture électronique

La maintenance proposée par Rimini Street intègre les patchs de sécurité, les corrections de bugs, mais aussi les évolutions légales, facturation électronique y compris. Sous-traitant de l'industrie automobile, Flexitech connaît d'ailleurs bien le sujet, du fait des exigences des constructeurs en la matière, et travaille actuellement à l'harmonisation de ses processus entre la France et la Roumanie, où le groupe possède une usine importante employant quelque 400 personnes (la seconde du groupe par ordre d'importance, derrière le Mexique où travaillent 700 à 800 salariés).

PublicitéFonctionnant avec une unique instance pour ses activités dans le monde entier - Flexitech possède des usines au Mexique, en Roumanie et en Chine, en plus de son site français -, l'industriel s'est renforcé il y a environ deux ans avec deux compétences spécialisées sur SAP, la première sur les aspects fonctionnels tandis que la seconde se focalise sur les volets techniques et l'EDI. Une structuration concomitante avec le choix de Rimini Street pour la maintenance. Malgré quelques réserves sur le traitement des premiers incidents techniques, l'industriel se dit aujourd'hui satisfait de la réactivité de son prestataire, tant sur les sujets fonctionnels que sur les aspects relatifs à la sécurité. « Nous envisageons désormais de mutualiser cette prestation sur d'autres environnements techniques comme VMware ou Oracle », lance Thierry le Gouanvic.

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