Stratégie

Achats IT : évoluer du cost-killing au FinOps

Achats IT : évoluer du cost-killing au FinOps
De gauche à droite : Aurélie Chandèze (rédactrice-en-chef adjointe de CIO), Bertrand Lemaire (rédacteur-en-chef de CIO) et Jacques Cheminat (rédacteur-en-chef du Monde Informatique).

La CIO.Expériences « Achats IT : du cost-killing au FinOps » a été diffusée le 21 septembre 2021. Elle a été réalisée en partenariat avec Apptio, Jiliti, Matrix42, Rimini Street, Sfeir, Usu et VMware/Insight.

PublicitéCouper à toute force les coûts est une démarche qui atteint rapidement ses limites. Il vaut mieux gérer les coûts en fonction de la valeur attendue et optimiser le rapport coût/valeur. Il faut donc passer du simple cost-killing à une véritable démarche de FinOps. En partenariat avec Apptio, Jiliti, Matrix42, Rimini Street, Sfeir, Usu et Vmware/Insight, CIO a organisé une CIO.expériences « Achats IT : du cost-killing au FinOps » le 21 septembre 2021. Les principaux résultats de l'étude Quel pilotage des dépenses IT en période de restriction budgétaire ? y ont été présentés et commentés par le Grand Témoin de la matinée.

Cette CIO.expériences a été diffusée sous forme de webconférence et a permis d'entendre les témoignages de Didier Artus (Président du DynsClub, le Club utilisateurs Microsoft Dynamics), Mathilde Fleury (SAM, Inter-Mutuelles Assistance et Présidente de la commission contrats/licencing/audit et Trésorière de l'USF, association des Utilisateurs de SAP Francophones), Axel Jacquet (DSI, d'Apprentis d'Auteuil) et Paul Lavoquet (DSI d'Auchan Retail France). Pascal Dalla Torre (Group CTO de Veolia Environnement) a été le Grand Témoin de la matinée. Enfin, dans le cadre du partenariat de CIO et de MyFrenchStartUp, Bertran Ruiz, CEO d'Airsaas, a présenté cette start-up dédiée au sourcing de start-ups en lien avec les problématiques métiers.
Retrouvez ici le replay intégral de la webconférence Achats IT : du cost-killing au FinOps.


« Conciliez maîtrise des coûts, innovation et sobriété numérique avec le FinOps » a plaidé Olivier Rafal, directeur du conseil de Sfeir.

Les DSI se retrouvent, en matière d'achats IT, face à des impératifs qui peuvent être vus comme contradictoires, par exemple maîtriser les coûts, innover et assurer la sobriété numérique, le tout dans un contexte agile, autrement dit avec une approche FinOps. Olivier Rafal, directeur du conseil de Sfeir, a rappelé : « au début, beaucoup d'entreprises ont migré vers le cloud en visant une réduction des coûts mais on s'est aperçu rapidement que cette promesse n'était pas au rendez-vous et que l'on migre pour d'autres raisons, comme l'agilité, l'innovation, etc. » Résultat : plus on a recours au cloud, plus les factures s'envolent, et il faut alors maîtriser les coûts sans brider l'innovation ou la création de valeur métier. Olivier Rafal a alors détaillé les bonnes pratiques pour ce faire.

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« Activer votre cost-killing en réduisant le coût de maintenance de vos applications d'entreprise » a promis Alice Coriat, Responsable Europe satisfaction et relation clients, Rimini Street.

A côté du recours au cloud, une composante importante du budget IT est la maintenance des logiciels. Or ce chapitre budgétaire peut assez facilement être optimisé. « Aujourd'hui, les DSI consacrent environ 90 % de leur budget au maintien en conditions opérationnelles de l'existant, ce qui laisse peu de marge pour les projets d'innovation » a déploré Alice Coriat, Responsable Europe satisfaction et relation clients chez Rimini Street. Et à ces coûts contraints s'ajoutent les évolutions purement techniques imposées par les éditeurs. L'intervention d'Alice Coriat a visé, justement, à montrer comment retrouver des marges de manoeuvre.


Didier Artus, Président du DynsClub (club des utilisateurs Microsoft Dynamics) a présenté Le panorama DynsClub/Scorefact des relations utilisateurs de Microsoft Dynamics avec les ntégrateurs.

Le DynsClub, club des utilisateurs de Microsoft Dynamics, a réalisé avec Scorefact un panorama de l'écosystème Microsoft Dynamics. Son président, Didier Artus, qui est par ailleurs DSI, est intervenu pour présenter cette initiative. Il a ainsi observé : « nous avons voulu ce panorama parce que l'écosystème Dynamics est finalement très mal connu, même par les clients ». Ce panorama se veut un document de référence pour tous les acteurs : clients, prospects, intégrateurs, etc. Au cours de son intervention, Didier Artus a insisté sur la vision des DSI comme il avait déjà pu le faire, Raphaël d'Halluin, DG de ScoreFact, s'étant plutôt focalisé sur la vision marché lors de ses propres interventions dans nos colonnes.


« Optimisez vos licences dans le cloud malgré les contraintes des éditeurs et des Service Providers » a suggéré Philippe Bonavitacola, directeur technique d'Usu.

Autre sujet d'optimisation, celui des licences de logiciels. « Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, le recours au cloud ne simplifie pas la problématique des licences de logiciels pour les DSI, au contraire il l'a complexifié » a dénoncé Philippe Bonavitacola, directeur technique d'Usu. Il a alors détaillé les règles de bonne gestion et d'optimisation des licences à l'heure des SI hybrides.


Paul Lavoquet, DSI d'Auchan Retail France, a témoigné sur comment réussir sa bascule cloud avec l'approche FinOps.

La bascule cloud, Auchan Retail France l'a opéré. Son DSI, Paul Lavoquet, est venu en témoigner et présenter l'approche FinOps employée. Le système d'information du groupe est extrêmement vaste et divers, de la supply chain au marketing (dont la gestion de la fidélité) en passant par toutes les fonctions transverses et sans oublier la gestion des paiements. Paul Lavoquet a relevé : « 99 % de nos applications sont désormais hébergées chez des opérateurs de cloud : Google, Microsoft Azure, OVH... et, bien entendu, nous avons des SaaS comme Salesforce. » Dans une première phase, Auchan Retail France a opté pour du lift & shift avant d'entamer une véritable transformation comme Paul Lavoquet l'a expliqué dans son témoignage.


Les « normes et meilleures pratiques FinOps pour gérer et optimiser votre Cloud » ont été présentées par Pierre Thomas-Desessarts, account executive d'Apptio.

Le FinOps, comme toute approche méthodologique en informatique, implique un certain nombre de bonnes pratiques et le respect de normes. Celles-ci ont été présentées par Pierre Thomas-Desessarts, account executive d'Apptio. L'optimisation budgétaire informatique est le domaine historique de cette société qui se consacre également à la gestion de projets agiles et, en rapprochant les deux sujets, au FinOps. « Traditionnellement, les process achats étaient très normés dans les entreprises mais l'arrivée du cloud a amené des achats nettement plus décentralisés » a souligné Pierre Thomas-Desessarts avant d'expliquer dans son intervention comment gérer la situation.


Pascal Dalla Torre, Group CTO de Veolia, Grand Témoin de la matinée, a tiré le bilan de l'approche « Full Cloud et FinOps » de son groupe, précurseur en la matière.

Précurseur de l'approche « Full Cloud et FinOps », le groupe Veolia a aujourd'hui un recul de plusieurs années (presque dix ans pour les premières expérimentations). Pascal Dalla Torre, Group CTO de Veolia, a été le Grand Témoin de la matinée. « Notre groupe est très décentralisé et nous devions malgré tout fournir le même service partout dans le monde aux entités Veolia avec le même niveau de qualité et le même niveau de sécurité, ce qui était impossible sans passer par le cloud public » s'est souvenu Pascal Dalla Torre. La stratégie a mêlé rapidement le recours à des SaaS pour les fonctions support et du PaaS pour les applications métiers spécifiques afin d'éviter de devoir se préoccuper des infrastructures. Il a détaillé les leçons tirés au cours de son témoignage.


« Faites des économies en repensant globalement la maintenance de votre infrastructure IT » a préconisé Benoît Mahieu, directeur général adjoint de Jiliti.

A force de ne regarder que le cloud public, le PaaS et le SaaS, on en oublierait presque qu'il demeure beaucoup d'infrastructures dans les entreprises. Jiliti, spécialiste des infrastructures, est intervenu pour rappeler les enjeux en termes d'achats IT autour des infrastructures, cloud ou on premise, pour relever les défis du Big Data et de la transformation numérique. « Il faut s'appuyer sur des partenaires stratégiques capables d'accompagner l'entreprise sur l'ensemble de ces enjeux en garantissant flexibilité et performance économique » a recommandé Benoît Mahieu, directeur général adjoint de Jiliti.


Mathilde Fleury, SAM d'Inter-Mutuelles Assistance & présidente de la commission contrats/licencing/audit et Trésorière de l'USF (Utilisateurs SAP Francophones) est intervenu sur les limites d'une bascule cloud.

Intervenue au titre de ses fonction au sein de l'USF (Utilisateurs SAP Francophones), à savoir présidente de la commission contrats/licencing/audit et trésorière, Mathilde Fleury, gestionnaire de parc logiciel d'Inter-Mutuelles Assistance, est revenue sur les limites d'une bascule dans le cloud. SAP propose plusieurs types de contrats selon les types d'implémentation, de l'infrastructure privée au cloud public en passant par des clouds privés ou des infrastructures hybrides. « Quand on bascule son SI vers le cloud, il convient donc de signer un nouveau contrat, en surveillant des points de vigilance » a insisté Mathilde Fleury avant de détailler ceux-ci. Faute de vigilance, la facture peut exploser sans possibilité de revoir les choses avant parfois un an.


« Découvrez, affectez, contrôlez, assurez la conformité et optimisez vos licences et vos biens » a insisté Jean-Jacques Lapauw, South EMEA Sales Director de Matrix42.

Outil de la vigilance budgétaire, une solution de gestion du parc logiciel (ou SAM : software asset management) s'impose. Mais la réussite de l'implémentation d'un SAM n'est pas simple et l'application de bonnes pratiques est fortement souhaitable. Jean-Jacques Lapauw, South EMEA Sales Director de Matrix42, en a listé quelques unes : « il faut une personne responsable, une vraie implication de la DSI garantissant une vue exhaustive de l'architecture IT, une bonne collaboration avec un intégrateur spécialisé... sans oublier de maintenir dans le temps ces éléments. »


Axel Jacquet, DSI d'Apprentis d'Auteuil, a expliqué comment accompagner la montée en maturité des petits éditeurs.

Dans le cadre des achats IT, la relation fournisseurs est parfois complexe. Ainsi, les Apprentis d'Auteuil ont, bien sûr, besoin d'outils classiques pour des fonctions supports mais aussi d'outils métiers très spécifiques. Or la plupart des structures intervenant sur le même périmètre sont de petites tailles, avec des exigences appropriées à celles-ci, tandis que la fondation des Apprentis d'Auteuil, au bout d'un siècle et demi d'histoire, accueille 5000 jeunes en protection de l'enfance, 10000 dans les cursus de formation, 30000 jeunes et 6000 familles accompagnées, etc. dans 240 établissements (dont 15 crêches) avec 6500 collaborateurs en tout. Les « petits » éditeurs de solutions métiers très spécifiques sur des créneaux très pointus ne sont pas toujours à la hauteur des attentes en matière de sécurité notamment. Ils peuvent même être d'une grande fragilité économique. « La plupart des acteurs de notre domaine sont mono-activité et avec une taille bien inférieure tandis que nous, nous avons besoin d'assembler de multiples solutions (nous avons 120 flux d'interfaces) » a ainsi souligné Axel Jacquet, DSI d'Apprentis d'Auteuil. La fondation accompagne donc ses fournisseurs pour que ceux-ci gagnent en maturité comme Axel Jacquet en a témoigné.


« Optimiser la gestion de vos achats IT pour mieux innover » a incité Daniel Gonzales, directeur des alliances et des solutions d'Insight.

Optimiser les achats, au-delà du respect des exigences minimales, cela permet aussi de mieux innover grâce aux redéploiements budgétaires rendus possibles. C'est ce qu'a rappelé Daniel Gonzales, directeur des alliances et des solutions d'Insight. La première étape, c'est bien sûr de vérifier ce qui a été acheté en regard de ce qui est utilisé, d'éviter des achats en doublon ou des acquisitions de solutions pour des besoins déjà couverts par ailleurs. « Plus les services achats sont réactifs et à l'écoute face aux besoins métiers, moins il y aura de shadow IT » a estimé Daniel Gonzales. Mais l'achat IT suppose une collaboration entre, certes, les achats, mais aussi la DSI pour bien s'adapter aux exigences techniques.


En partenariat avec MyFrenchStartUp, Bertran Ruiz, CEO d'AirSaas, a présenté cette start-up dédiée au sourcing de fournisseurs innovants.

Dans le cadre du partenariat avec MyFrenchStartUp, Bertran Ruiz, CEO d'AirSaas, a présenté cette start-up dédiée au sourcing de start-ups en lien avec les problématiques métiers. Cette solution permet d'outiller les échanges entre DSI et métiers sur les choix à opérer en assurant une véritable traçabilité.

Retrouvez ici le replay intégral de la webconférence Achats IT : du cost-killing au FinOps.

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