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Start-up : les trois épreuves avant une hypothétique sortieEdition du 14/08/2008 - par Réunies à l'occasion de Thema T.I.C sur le thème des leviers de développement pour les PME technologiques française, quatre start-up ont évoqué leur parcours du combattant... Pour s'imposer sur le marché, la fabless Dibcom a levé 60 millions euros auprès de 13 investisseurs en 6 tours de table. « A la différence des Etats-Unis, il n'y a pas de gros investisseurs en Eu. Et nous subissons la croissance exponentielle du coûts de création des produits. Il était de 50.000 dollars pour un prototype sur les technologies de semi-conducteurs à la fin du siècle dernier, il est désormais d'un 1 millions de dollars pour des technologies en 65 nanomètres. Une puce nécessite aujourd'hui un investissement de 15 millions de dollars ! » Chez Sinovia, dont le projet prend sa source dans les recherches du CNRS, on souligne que le chercheur exerce traditionnellement une carrière scientifique et de communication. « A l'époque, le financement s'effectuait en marge de la R&D. La loi Allègre a autorisé une approche patrimoniale. La vrai question est de savoir que faire avec les équipes formées ? C'est un gâchis monstrueux dans les universités françaises avec les gens qui s'en vont. Nous devons aller chercher des contrats en faisant appel à de l'accompagnement (portage) et pour porter les projets. Et réunir le triptyque compétence + contrat + financement. » En termes de financement, Sinovia préfère lever de petites sommes pour conserver le contrôle et rester maître de son destin. « Concernant l'accompagnement proposé par des éditeurs et l'industrie, leur accès n'est pas aussi simple que la publicité le laisse croire, c'est plutôt concept marketing. Notre préférence va vers des relations fluides et contractuelles. Il ne faut pas mésestimer non plus les dangers d'une étiquette si elle est liée à un industriel, ce qui est à manipuler avec précaution. En revanche, il apporte une visibilité sur la roadmap stratégique des grands acteurs, voire avant l'heure, pour jouer la carte du 'time to market'. Il n'y a pas de philanthropie, leur contact vise un business et en plus à avoir des prix. » S'il est important d'entretenir de bons partenariats avec les fournisseurs, pour bénéficier d'une adaptation de la tarification et de plus d'outils pour même prix, côté clients ces relations peuvent se révéler beaucoup plus dures, et parfois détériorer les relations avec une 'business unit'. En revanche, au delà de la forte implication de l'Anvar chez les start-up rencontrées, toutes insistent sur la nécessité de différentier les fonds des programmes partenaires. « Aux USA, les programmes démarrent à la source, dans les universités. En France, ces cas sont rares et ne sont qu'un épi phénomène. »
Quatre start-up, quatre profils, un même combat Dibcom, fabless qui conçoit des puces de réception télévision mobile, a été créée en 2000, emploie 130 personnes, et réalise un chiffre d'affaires d'environ 20 millions d'euros. Elle était représentée par son P-DG et fondateur Yannick Levy. Highdeal, éditeur de logiciels de tarification des services télécoms, finance et transport, est née en 2000 de l'essaimage de France Télécom, emploie 100 personnes, et réalise un chiffre d'affaires d'environ 16 millions d'euros. Elle était représentée par son P-DG et fondateur Eric Pillevesse. ip-label mesure la qualité perçue et technique des services numériques depuis 2000, emploie 50 personnes, et réalise un chiffre d'affaires d'environ 5,5 millions euros. Elle était représentée par son P-DG et fondateur Eric Varszeghi. Sinovia, issue de la recherche scientifique française nucléaire et militaire, a profité dès 1998 de l'ouverture vers l'industrie de la recherche pour proposer des solutions de contrôle les infrastructures urbaines et industrielles, pour la sécurité et le confort des administrés. Elle emploie 40 personnes à Nancy, Boston et Dubai, et réalise un chiffre d'affaires de 3,5 millions euros, essentiellement autour de la R&D. Elle était représentée par son DG et fondateur le professeur Carlos Moreno.
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