Avec son cloud Azure, Microsoft lance une place de marché et des services associés.
Les start-ups à l'honneur
Pour présenter les premiers services développés avec Windows Azure, Microsoft a intelligemment mis en avant ses traditionnels détracteurs : les start-ups de la Silicon Valley et les officines du gouvernement fédéral américain. Automattic, baptisé à San Francisco, utilise, par exemple, Azure pour héberger certains composants de sa populaire plateforme de blogs Wordpress, a expliqué le fondateur de la société, Matt Mullenweg. Autre start-up de San Francisco, Seesmic, propose une version de son service pour Twitter reposant sur Azure et Silverlight.
La NASA a publié des images 3D réalisées par le véhicule robot martien et proposées gratuitement au grand public, grâce au service de gestion des données « Dallas ».
Le premier DSI fédéral américain, Vivek Kundra, a indiqué que le gouvernement envisage d'accélérer la publication de données à destination du grand public. Il a comparé le potentiel « explosif» de cette solution en termes de services et d'applications à la décision du gouvernement américain d'autoriser l'utilisation des données GPS pour un usage civil.
Associer le cloud Azure et les infrastructures classiques Windows
Pour démontrer que la plateforme Azure peut s'adapter à tous les besoins, Bob Muglia, responsable de l'activité Server and Tools chez Microsoft, a cité l'outil de recherche web maison, Bing, qui fonctionne sur plus de 100 000 serveurs. Bob Muglia a également annoncé le projet Sydney, qui permettra aux entreprises de connecter leurs propres serveurs à des services Azure. Enfin, Bob Muglia a présenté la bêta AppFabric, un serveur d'applications pour Windows Server et Azure. Avec AppFabric, les développeurs pourront déployer et gérer plus facilement des applications sur des serveurs locaux et sur des services Azure. Cet outil combine les fonctionnalités du serveur d'applications Dublin et la technologie de cache du programme Velocity. Les versions bêta de Sidney et d'AppFabric seront disponibles courant 2010.