« Le pilotage par la destruction de valeur » est une nouvelle tendance promue en France par le cabinet Cost House et déjà utilisée à La Poste.
La Poste : un cas d'usage du modèle
Marie-Noelle Gibon, ancienne DSI de La Poste branche courrier, est aujourd'hui à la tête de deux filiales de La Poste : Docapost et Certinomis. En juillet 2008, elle a initié une démarche de pilotage par la destruction de valeur et a commandé à Muriel Fally, directeur du contrôle des coûts et de la performance des SI de La Poste, une modélisation de la destruction de valeur par le SI. Cette démarche venait après une période de dysfonctionnements importants dans certains applicatifs métiers.
Deux services ont joué le rôle de laboratoires : la facturation et les plateaux de télévente. La démarche suppose de rapprocher la cartographie applicative, celle des process et la base des incidents. Ainsi, on peut mesurer, par exemple, les non-ventes ou les retards de facturation avec les pertes de trésorerie associées.
Or il convient de valider la base des incidents. Il n'est pas rare qu'un incident majeur soit traité en direct avec la personne concernée à la DSI pour gagner du temps, sans mention dans la base des incidents. De plus, il semble que les salariés aient une tendance générale à compenser spontanément les dysfonctionnements par des contre-procédures de fonctionnement en mode dégradé.
Un des éléments qui reste le plus compliqué à mesurer est l'impact sur le moral et donc la productivité des équipes d'un outil informatique inadéquat.