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Elie Cohen : « les gains de productivité liés à internet s'épuisent, selon de plus en plus d'études. »

Elie Cohen : « les gains de productivité liés à internet s'épuisent, selon  de plus en plus d'études. »

Les gains de productivité liées aux nouvelles technologies de l'information, électronique et internet, sont arrivés à leur maximum dans les pays occidentaux, selon de plus en plus d'études. La croissance mondiale assurée par les NTIC n'est plus nourrie que par le rattrapage des pays émergents engagés dans l'imitation des pays les plus avancés. Tel est le résumé dressé par l'économiste Elie Cohen à l'occasion de l'évènement organisé  par le cabinet de conseil en management Pragmaty, jeudi 13 décembre.

Le monde a connu trois révolutions industrielles, liées à des grappes d'évolutions technologiques. La première était liée au charbon et à la Grande Bretagne entre 1750 et 1900, la deuxième était liée à l'électricité, elle s'est déroulée de 1900 à 1975 et était tirée par les Etats Unis, et la troisième est liée aux nouvelles technologies de l'information, c'est-à-dire l'électronique et internet.

Or, il semble que les gains liés à chacune de ses révolutions arrivent de plus en plus vite à leur maximum. « Le rendement de la troisième vague s'épuise plus vite que celui de la deuxième » relève Elie Cohen. Les effets de la troisième vague s'épuisent, mais elle est encore portée par les pays émergents.



En effet,  en ce qui concerne les technologies de l'information, des études - réalisées par l'économiste Robert Gordon - montrent que la révolution associée aux NTIC a amélioré la productivité entre 1996 et 2004, année où les courbes montrent une baisse de cette amélioration.

Depuis cette date, ce sont les effets de rattrapage des pays émergents qui sont engagés dans l'imitation des pays les plus avancés qui nourrissent la croissance liées aux NTIC. Il y a encore du potentiel, puisque l'Afrique doit aussi rattraper cette vague. Pour autant, nous vivons depuis huit ans une zone où la croissance est seulement nourrie par l'imitation des pays occidentaux par les pays émergents.

La croissance mondiale liée à la première révolution industrielle aura atteint entre 0,8% et 1%. Par comparaison, la croissance entre l'an 0 et l'an 1000 aura atteint 0%, selon les travaux de l'économiste Angus Maddison, cité par Elie Cohen. La croissance liée à la seconde révolution industrielle aura concerné seulement 800 millions d'habitants des pays occidentaux.

Quant au simple rattrapage actuel des pays émergents en matière de NTIC, il  amène une croissance de +3% au niveau mondial, souligne Elie Cohen. Connait-on aujourd'hui quelle sera la quatrième révolution industrielle qui relancera l'économie mondiale ? La réponse est non, conclut l'économiste. 

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