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Baromètre CSC/Cast/CIO : le DSI, premier ouvrier de la sortie de criseEdition du 02/04/2009 - par Bertrand Lemaire A l'occasion de la publication du premier baromètre CSC/Cast/CIO, la SSII et l'éditeur ont réuni, en partenariat avec CIO, de nombreux DSI. Les réflexions menées autour de l'étude convergent vers le rôle essentiel de l'innovation dans la sortie de crise. A la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC), le principe a été d'accroître la flexibilité au service des métiers. Sur les points critiques, la DSI a cultivé son autonomie en améliorant ses compétences clés. Le reste est éventuellement externalisé si cela peut coûter moins cher. Bien entendu, la démarche normale de réduction permanente des coûts et de la rationalisation des infrastructures a été maintenue. Jean-Jacques Delaporte a pourtant reconnu que la CDC était une organisation particulière puisque bras armé de l'Etat dans la résolution des situations de crise et donc poussée à investir de manière contre-cyclique. Pascal Buffard, directeur général d'Axa France Services et secrétaire général d'Axa, a associé la survie d'un DSI à sa capacité à évoluer : « l'alignement stratégique du SI sur lemétier de l'entreprise doit sans cesse être amélioré car celui qui considère être déjà arrivé est mort, la logique est celle d'une amélioration continue. Il faut également accompagner les directions métier dans les bons usages des outils car d'excellents projets peuvent aboutir à des bénéfices limités ou absents simplement parce qu'ils sont peu ou pas utilisés convenablement. » « Plus une direction métier dans son ensemble -et pas seulement le directeur- est consciente de la valeur ajoutée de la DSI, plus les projets informatiques vont vite et génèrent de la valeur » a renchérit Daniel Malouf, DSI d'Auchan. La plupart des DSI ayant répondu à l'enquête évoquent d'ailleurs avoir entrepris des opérations de communication vers les autres directions. L'innovation permanente associée à la réduction des coûts est une démarche qui doit, selon Daniel Malouf, être mise en place avant l'entrée dans la crise, simplement pour pouvoir y survivre : « si le programme de transformation n'avait pas été lancé depuis des années, je ne sais pas comment nous aurions pu le lancer en pleine crise. Il s'agit donc de garder le bon cap mais d'adapter à la marge et d'accélérer ». « Faire le pont entre le projet informatique et le business est la clé de la schizophrénie classique de la DSI entre l'innovation et l'industrialisation, et cela suppose d'intégrer les équipes de gestion de la production dans la conception des projets » a martelé Rémy Berthou, DSI de la branche voyageurs de la SNCF. En quelque sorte, seuls ceux qui sont prêts autant à entrer dans la crise qu'à en sortir sont aptes à survivre.
Fiche technique du baromètre Le baromètre CSC/Cast/CIO « Voir après la crise » a été réalisé par l'IFOP auprès d'une centaine de DSI européens.
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