CIO-Online.com

Le DSI converge vers le DSIC...

Le DSI converge vers le DSIC...


Edition du 06/05/2008 - par Yves Grandmontagne

La convergence entre informatique et télécommunications autour de la filière technologique fédératrice de l'IP, élargit de plus en plus fréquemment la fonction du DSI

La fonction de DSI s'élargit vers celle de Directeur des Systèmes d'Information et de Communication (DSIC), voire à celle de Directeur de l'Organisation et des Systèmes d'Information et de Communication (DOSIC), si l'on admet, ce qui est de plus en plus généralement le cas, que réseaux et applications outillent conjointement les processus organisationnels de l'entreprise, qui gagnent de fait à être conçus et gérés dans une logique unifiée.

Naguère systématiquement, et aujourd'hui encore souvent objets de responsabilités et de gestions opérationnelles disjointes, aux mains des services généraux pour l'une et d'entités spécialisées pour les autres, la téléphonie d'une part, les réseaux et l'informatique d'autre part, convergent autour de l'IP, véritable occasion pour le DSI, DSIC ou DOSIC, de s'imposer d'ailleurs en tant qu'opérateur d'infrastructures et fournisseur de services unifiés d'information et de communication interne à l'entreprise, dont il sert les exigences métiers et la diversité d'utilisateurs portées par des postes de travail nomades de plus en plus standardisés.


Mais l'on ne s'impose pas opérateur d'infrastructures et fournisseurs de services interne sans comprendre un tant soit-il de quelle réalité opérationnelle relève ce métier...

En effet, il allie compétences en marketing pour la définition des catalogues de services, capacités d'ingénierie, d'exploitation centralisée et de déploiement terrain pour ce qui est de la mise à disposition opérationnelle de ces services, et organisation de support et de service client pour ce qui relève de leur fonctionnement et de leur utilisation au quotidien.

A l'heure où bien des opérateurs de télécommunication établis s'improvisent sociétés de services en ingénierie informatique, le DSI devenant DOSIC découvre ainsi son potentiel d'opérateur... !

Besoin donc de définir au passage finement une stratégie d'externalisation sous contrôle de son SI devenu SIC, qui ne peut se traduire par une perte de contrôle immédiate de l'intégralité de ses infrastructures informatiques et de télécommunication, support unifié de toutes ses applications distribuées, telle qu'elle est souvent un peu comprise de la voix des grands acteurs de type IBM ou EDS pour les informaticiens d'origine, BT ou OBS pour les télécommunicants d'obédience.

Et à la convergence des usages et des technologies de l'information et de la communication, le DSI sur le chemin du DOSIC, n'oubliera pas d'emboîter le pas des grands cabinets de conseil pour être soi-même, et de potentielles équipes dédiées à cette dimension, le grand conseiller de sa Direction Générale en matière d'innovation et de contribution des TIC au développement des marques, dont la projection personnalisée multi canal, multi média et multi terminaux, est à présent plébiscitée.


Hugues Meili est P-DG de Niji, société de conseil et d'ingénierie entièrement dédiée aux usages et aux technologies de la convergence, qu'il a cofondée à 35 ans en 2001 après plus de 10 ans d'expérience dans l'univers des systèmes d'information et des réseaux de communication d'entreprise et dans celui des plates-formes de services d'opérateurs de télécommunication au sein de grands acteurs tels que France Télécom, Sema Group et CS.