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Pour traquer la fraude aux notes de frais, les décideurs s'intéressent à l'IA

Pour traquer la fraude aux notes de frais, les décideurs s'intéressent à l'IA
Selon une étude SAP Concur/Opinium, la moitié des employés français interrogés estiment acceptable de tricher sur les notes de frais.

Une étude publiée par SAP Concur examine les coûts associés à la fraude aux notes de frais. Il révèle un intérêt notable des décideurs financiers pour les technologies d'intelligence artificielle (IA), perçues comme un moyen de détecter les fraudes et de renforcer la conformité.

PublicitéUne enquête européenne menée par l'institut Opinium pour l'éditeur SAP Concur a interrogé 2 500 salariés et 1 500 décideurs (finance et voyages) en entreprise, afin d'évaluer les coûts liés à la fraude aux notes de frais, la perception des employés et les moyens mis en oeuvre pour lutter contre celle-ci. Selon cette étude, une PME de 250 employés pourrait perdre jusqu'à 13 709 € par an à cause de ce type de fraude.

L'enquête fait ressortir des constats inquiétants. Ainsi, la moitié des employés français interrogés estiment acceptable de soumettre sciemment une fausse note de frais, d'un montant moyen de 115 €. Au niveau global, 27 % des employés interrogés ont arrondi leurs frais kilométriques et 18 % envisagent de le faire. En outre, 32 % ont comptabilisé des dépenses privées de restauration et 18 % envisagent de le faire. Toutefois, cette tolérance est davantage motivée par des raisons d'équité que par une volonté avouée de nuire. Pour 15% des employés, il s'agit de compenser des heures supplémentaires non rémunérées, pour 19% des dépenses personnelles liées au travail à domicile et pour 19% également le temps passé en déplacement professionnel.

Si cette fraude à petite échelle est acceptée par beaucoup d'employés, elle reste néanmoins problématique pour les entreprises, à la fois pour des raisons économiques et de conformité. Pour s'en prémunir, les décideurs interrogés jugent l'intelligence artificielle intéressante. Ils sont notamment 55% à estimer que ces technologies peuvent aider à détecter la fraude et 54% qu'elles peuvent simplifier leurs processus de conformité. Cependant, les freins classiques à l'usage de l'IA se retrouvent chez les décideurs interrogés. Près de la moitié (49%) craignent que les employés ne s'opposent à l'utilisation de l'IA pour renforcer la conformité, tandis que 48% redoutent qu'elle ne rende leur travail superflu.

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