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Les utilisateurs de solutions Oracle sur un petit nuage

Les utilisateurs de solutions Oracle sur un petit nuage
Jean-Jacques Camps (président de l’AUFO), Françoise Hemery (administratrice du Club JDEdwards) et l’animateur (de droite à gauche) inaugurent la Journée des Utilisateurs Oracle.

Les clubs utilisateurs Oracle ont organisé leur journée annuelle le 12 juin 2018, l'occasion de remettre leurs trophées centrés sur l'usage du cloud. Et, bien entendu, il fallait parler du RGPD.

PublicitéMalgré les incidents multiples dus à la météorologie comme aux transports en commun, les trois clubs d'utilisateurs de solution Oracle ont tenu leur journée annuelle le 12 juin 2018 au Cercle National des Armées à Paris. L'AUFO (Association des Utilisateurs Français d'Oracle), le Club JDEdwards et le Club PeopleSoft ont ainsi pu faire se rencontrer leurs membres autour, cette année, de l'intelligence artificielle, de l'innovation avec les start-ups et des solutions dans le cloud. Cette dernière thématique a notamment été mise en avant à l'occasion des Trophées ayant récompensé les meilleurs projets conçus avec des technologies Oracle.

Les trois clubs Oracle se sont, de plus, associés à deux autres, l'USF (Utilisateurs SAP Francophones) et le DynsClub (Utilisateurs des Solutions Microsoft Dynamics) pour concevoir un guide pratique de la mise en conformité RGPD pour ce qui concerne les PGI. Comme l'a expliqué sur scène Jean-Jacques Camps, président de l'AUFO, le but est de faire homologuer ce guide par la CNIL et d'en inclure les dispositions dans les contrats avec les éditeurs de PGI, sous la forme d'une charte. Le guide est disponible en l'état pour les adhérents des cinq clubs en format électronique, une version papier étant attendue. Enfin, la version homologuée devrait être disponible d'ici la fin de l'année 2018.

Intelligence artificielle ou naturelle...

La partie culturelle de la journée consistait en une intervention d'un consultant en neurosciences et management, auteur d'ouvrages, Erwan Deveze. Un peu comme l'intelligence artificielle, les neurosciences connaissent un certain âge d'or depuis peu alors que le sujet est très ancien. Et cette soudaine mise en lumière repose dans les deux cas sur des motifs finalement proches : quelques progrès techniques clés qui ont facilité de grandes avancées scientifiques avec un coût d'usage en chute libre. A la puissance des processeurs et au moindre coût de l'informatique pour l'un correspondent pour l'autre l'arrivée de nouvelles formes d'imageries médicales.

« Les neurosciences traitent de votre vie quotidienne » a insisté Erwan Deveze. On peut en effet utiliser les avancées scientifiques pour mieux traiter son cerveau et le rendre plus performant tout en vivant mieux. Par exemple, quelques petites astuces dans l'organisation de son travail permettent de booster considérablement sa productivité tout en baissant sa fatigue. Il peut s'agir de savoir faire des pauses, positionner les réunions au bon moment de la journée... et savoir quand lire ses mails (pas le matin en arrivant). L'un des apports des neurosciences concerne aussi la gestion du changement : le cerveau aime les habitudes, simplement parce qu'il n'a pas à changer (déconstruire et reconstruire) des liaisons. Il convient d'en tenir compte.

Publicité... et collaborative

L'intelligence peut être naturelle ou artificielle mais elle peut aussi être collaborative. S'ouvrir à d'autres, collaborer avec des gens différents, est une manière de progresser. C'est le sens de la collaboration entre grands groupes et start-ups. Jean-Marc Hui Bon Hoa, program director Oracle Start Up Cloud Accelerator, a bien sûr parlé du cas d'Oracle qui recherche dans les start-ups des technologies innovantes lui permettant d'améliorer ses propres produits. Dans le monde, l'éditeur héberge environ 150 start-ups sans investir a priori dans leur capital.

Et cet échantillon de start-up est ainsi parfois présenté à tel ou tel grand client intéressé. Par exemple, c'est le cas en France avec le Crédit Agricole. Pour Jean-Marc Granade, Chef de Projet Innovation et développement Clients au Crédit Agricole d'Ile-de-France, il y a une grande différence entre aller voir le cheptel de start-ups d'Oracle ou celui d'un incubateur comme celui de Station F : Oracle a déjà tenu compte de contraintes de grands groupes telles que la conformité réglementaire ou la scalabilité. Parfois, il y a des cheminements inverses. La start-up Dial Once a ainsi été incubé au sein de Le Village by CA, du Crédit Agricole, avant de l'être par Oracle.

Sept trophées pour désigner les meilleurs projets

La journée a aussi compris la traditionnelle cérémonie des trophées décernés par les clubs aux meilleurs projets sous technologies Oracle. La thématique était cette année le cloud sous toutes ses déclinaisons. Le grand gagnant a été le groupe Engie avec son projet OneHR, lauréat du Trophée des Trophées (Grand Prix) et du « Trophée Adoption Internationale ». Deux membres de l'équipe Engie vont donc être invités tous frais payés à Oracle OpenWorld 2018. Les 153 000 collaborateurs du groupe, dans 70 pays, vont ainsi bénéficier d'un nouveau SIRH en mode SaaS harmonisant l'ensemble des pratiques et procédures dans le monde. La GRH sera ainsi largement dématérialisée, l'ensemble des documents accessibles en responsive design en ubiquité et la gestion des talents améliorée. Le déploiement mondial se réalise par vagues, la dernière étant en cours, pour une durée totale du projet de trois ans.

Le Crédit Agricole Assurances a, lui, reçu un trophée « Méthodologie pour le Cloud » ainsi qu'un « Coup de coeur du public » (par vote des spectateurs). Cette filiale du groupe Crédit Agricole est présent dans une dizaine de pays dans le monde avec 4000 collaborateurs générant 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Conçu en méthodes agiles avec un déploiement premier d'un produit minimum viable au bout de quatre mois, le projet a permis d'harmoniser les solutions métiers partout dans le monde. Au départ, le projet final devait être hébergé on premise, le cloud servant juste à des démonstrateurs et du développement. Et le cloud s'est révélé suffisamment séduisant pour être conservé, permettant ainsi un déploiement aisé et rapide.

Le cloud pour aller plus vite et au plus simple

Cinq autres trophées ont été remis. Gefco Partners Unlimited a ainsi reçu celui du Trophée de la Simplicité et de la Solution Collaborative avec un outil de contrôle de gestion en mode SaaS qui a permis de gagner une journée sur les délais de clôture, ouvrant ainsi la possibilité à davantage d'analyses. Le distributeur B2B de produits d'hygiène PLG est reparti avec le Trophée de la Disruption de la Relation Client : son projet Octopus d'automation marketing a été totalement géré par la direction marketing grâce à l'emploi du SaaS. Devoir peu travailler avec la DSI a semblé être un soulagement...

La filiale immobilière de la SNCF, ICF Habitat, a été distinguée dans la catégorie Pilotage Innovant pour l'unification des différents SIRH en une seule instance SaaS en cinq mois. Nexans a reçu le Trophée Transformation 360 pour un projet mené en six mois d'amélioration du contrôle de gestion, avec moins d'étapes, avec une contrainte de réduction des coûts de 20 %. Enfin, Renault Nissan Mitsubishi a été distingué pour son efficacité dans la réorganisation de sa logistique pour 3000 à 5000 pièces pour chacune des 10 millions de voitures produites chaque année. Là aussi, le cloud a finalement été choisi pour aller plus vite.

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