Stratégie

Infrastructures Innovantes : les mettre au service des métiers

Infrastructures Innovantes : les mettre au service des métiers
La CIO.Conférence du 16 octobre 2018 était consacrée aux infrastructures innovantes.

Infrastructure hybride, cloud, hyperconvergence... Les infrastructures innovantes étaient le sujet de la CIO.Conférence du 15 Octobre 2018. Elle a été organisée en partenariat avec Commvault, Docker, Elée, HPE / Intel, Linkt, Nutanix, Rubrik, Veritas / Axians et VMware / Axians.

PublicitéLes nouvelles architectures techniques promettent beaucoup mais peinent parfois à convaincre les DSI. C'est ce que l'étude Quelles infrastructures pour la transformation numérique ? a montré. Les résultats en ont été présentés en partie en ouverture de la CIO.conférence Infrastructures innovantes au service des métiers organisée à Paris, au centre d'affaires Paris Trocadéro, le 16 octobre 2018, en partenariat avec Commvault, Docker, Elée, HPE / Intel, Linkt, Nutanix, Rubrik, Veritas / Axians et VMware / Axians.

Les « Infrastructures innovantes au service des métiers » regroupent plusieurs approches technologiques. Bien entendu, il s'agit, par exemple, du cloud hybride mais aussi de la plus rare et avancée hyperconvergence. Chacune de ces technologies est censée contribuer à une administration plus simple du système d'information, avec une garantie de plus grande agilité mais aussi de fiabilité. Ces garanties doivent notamment être apportées aux métiers. Experts et témoins se sont succédé sur scène pour expliquer les apports réels et concrets de chaque approche technologique.


Pierre-François Guglielmi, Field Technologist chez Rubrik, a détaillé « Simplifier le Cloud Data Management ».

Côté simplification, le premier expert à intervenir a été Pierre-François Guglielmi, Field Technologist chez Rubrik, sur le thème « Simplifier le Cloud Data Management avec Rubrik ». De fait, l'hyper-convergence consiste à tout regrouper, totu simplifier et garantir la « scalabilité » (mise à l'échelle) grâce à une virtualisation complète du serveur, du stockage et du réseau. Les noeuds sont des pairs : aucun n'est maître, aucun n'est esclave. Et Rubrik applique ce principe de l'hyperconvergence à la protection des données.
« Les sauvegardes traditionnelles reposent sur de multiples méthodes, une pluralité de supports physiques et une mixité site/hors-site » a rappelé Pierre-François Guglielmi. La brique unique et simple promue par Rubrik, c'est « tout ce qu'il faut pour sauvegarder dans du hardware banalisé. Un simple ajout de briques permet d'accroître la capacité (scalabilité) avec un seul système de fichiers. C'est simple. » Bien entendu, l'outil supporte tous les environnements courants (Windows, Linux, VMware...) et l'ajout d'un se fait, là aussi, en toute simplicité. Qui dit sauvegarde simple, doit aussi dire, comme ici, une restauration simple. Enfin, une approche « write once » protège les sauvegardes des ransomwares.


« Comment FranFinance appuie son business sur des infrastructures innovantes » a expliqué Nouamane Cherkaoui, DSI de FranFinance (Groupe Société Générale).

PublicitéL'infrastructure, innovante ou non, n'est que le support d'une réponse aux besoins des métiers. L'essentiel est de savoir comment utiliser quelle technologie pour servir au mieux les attentes des métiers. Dans le groupe Société Générale, les infrastructures sont mutualisées. Mais leur utilisation se fait dans le cadre de SI métiers. Premier témoin de la matinée, Nouamane Cherkaoui, DSI de FranFinance (Groupe Société Générale), a ainsi détaillé comment il pratiquait pour garantir un service intégré du business à l'infrastructure et comment il positionnait le curseur des SLA.


Hugues Heuzé, Country Manager France de Nutanix, a décrit « Vos opérations du Datacenter simplifiées et harmonisées à l'ère du Multi-Cloud ».

Parvenir à bien servir le business, c'est la base d'une informatique efficace. Mais le succès suppose d'aller plus loin. Les entreprises ayant rencontré de grands succès ont, selon Hugues Heuzé, Country Manager chez Nutanix France, plusieurs points communs : reconnu l'importance de l'expérience utilisateur (de tous les utilisateurs même), adopté un modèle orienté en service au client et, enfin, accepté d'être « software companies ». « Le centre névralgique des entreprises, c'est l'informatique ; le succès, c'est l'innovation » a-t-il martelé. Cette innovation entraîne une réduction de la durée de vie des entreprises devant un environnement toujours plus mouvant : en quelques années, on est passé de 60 ans à 17 ans.
Etre des « software companies », qu'est-ce que cela implique ? Pour l'expliquer, via sa présentation « Vos opérations du Datacenter simplifiées et harmonisées à l'ère du Multi-Cloud », Hugues Heuzé a pris une image. Il a ainsi fait ce parallèle : « fournir de l'eau ou de l'électricité, c'est très complexe mais l'utilisateur se contente de tourner un robinet ou d'appuyer sur un bouton pour avoir ce qu'il veut quand il veut. Quand on dispose d'une IT véritablement à la demande, c'est fournir de l'IT de la même façon. » Cela implique, grâce aux approches technologiques comme l'hyperconvergence ou la virtualisation, de ne pas avoir à passer inutilement du temps sur les infrastructures pour se consacrer à la création de valeur.


Philippe Decherat, Directeur Technique de Commvault, a passé « 10 minutes pour vous parler innovation et sauvegarde ».

Cette création de valeur repose bien sûr sur le patrimoine Data. « Notre vision, c'est que le besoin est la protection de toutes les données avec une seule solution » a défendu Philippe Decherat, Directeur Technique de Commvault. Et, bien évidemment, Commvault a voulu démontrer sa capacité à délivrer ce qui correspond à cette vision, capacité simplifiée par l'utilisation d'une infrastructure hyperconvergée pouvant être déployée dans le cloud. Les nombreux clients de la société dans le monde en sont peut-être la meilleure preuve.
Philippe Decherat a notamment insisté sur le besoin de bien préserver toutes les données. Y compris, donc, celles placées dans le cloud. Et il s'agit de protéger tous les serveurs, tous les terminaux, tous les supports de sauvegarde, évidemment avec une restauration rapide en cas d'incident.


Dominique Bugliani, DSI de l'Icam (Institut Catholique d'Arts et Métiers), a raconté comment il a mieux servi ses utilisateurs avec des infrastructures innovantes.

Mieux servir les utilisateurs finaux avec des infrastructures innovantes, c'était le thème du témoignage de Dominique Bugliani, DSI de l'Icam (Institut Catholique d'Arts et Métiers). L'hyperconvergence Nutanix a été déployée au service de la virtualisation des postes de travail des étudiants, dans des environnements donc totalement virtuels. L'Icam a ainsi réussi à relever un double défi : placer les élèves dans un contexte professionnel de n'importe où mais sans que ceux-ci aient dû se ruiner. Grâce aux technologies employées, il est possible de faire de la CAO sur chromebook et même sur des Raspberry...


« Accélérer vos initiatives digitales et multicloud avec une plateforme de conteneurisation » a plaidé Christophe Baroux, Directeur Régional Europe du Sud chez Docker.

La virtualisation traditionnelle ou même l'hyperconvergence ne sont pas les seules architectures innovantes. En particulier, Christophe Baroux, Directeur Régional Europe du Sud chez Docker, constate une accélération des projets à base de conteneurs. Pour lui, « c'est une technologie majeure en appui des projets innovants en entreprises ».
Cette technologie garantit, selon lui, « une même capacité d'agilité et de rapidité sur des infrastructures internes que dans le cloud public ». Et donc permet de choisir l'une ou l'autre selon d'autres critères que la seule agilité. Avec sa présentation « Accélérer vos initiatives digitales et multicloud avec une plateforme de conteneurisation », Christophe Baroux a aussi détaillé les trois tendances qu'il constate : le cloud public, le déploiement des applications « intelligentes » et l'évolution vers l'edge computing. Les trois sont facilitées par l'adoption des conteneurs.


Aurore Duchanois, Chef de Produits chez HPE France, a présenté « Cybermenaces : comment les prévenir grâce à l'hyperconvergence »

Mais toute cette innovation ne sert plus si elle est détruite par des attaquants. Heureusement, elle peut aussi être utilisée en matière de sécurité. Aurore Duchanois, Chef de Produits chez HPE France, a ainsi défendu : « Cybermenaces : comment les prévenir grâce à l'hyperconvergence ». Sur 300 entreprises françaises interrogées, 48 % ont été impactées par des attaques de cryptolockers de type Wannacry, Petya ou Bad Rabbit.
Or avec une approche de type Simplicity, donc d'une hyperconvergence allant du serveur au réseau, avec une optimisation de la data grâce à la déduplication native, « il y a moins de consommation de ressources et plus de simplicité pour permettre des sauvegardes plus rapides ». Elle en a déduit : « avec des backups plus fréquents et une restauration également plus rapide, la résilience de l'entreprise est améliorée. »


Yves Bigliazzi, Responsable du Pôle d'Expertise Copy Data Management d'Elée, a décrit « Les Données à la vitesse de votre Business »

La data, base du business, c'est mieux si elle ne le ralentit pas. Il faut donc booster « Les Données à la vitesse de votre Business » selon les termes de l'intervention d'Yves Bigliazzi, Responsable du Pôle d'Expertise Copy Data Management du cabinet Elée. Aller vite, donc, mais aussi réduire les coûts. Et c'est là qu'une approche technologique telle que la virtualisation des données acquiert tout son sens. Yves Bigliazzi a expliqué : « notre travail commence avec beaucoup d'inventaires de bases de données. » En réduire l'usage, c'est réduire les coûts de licence. Le deuxième objectif peut donc être atteint par cette voie.
Grâce à Actifio, Elée permet de délivrer des données de la production, en toute sécurité, rapidement dans des environnements de développement ou de travail. Et l'opération est suffisamment simple pour que la mise à disposition puisse être en self-service : les utilisateurs peuvent ainsi bénéficier des données qu'ils veulent où ils veulent et quand ils veulent. Yves Bigliazzi a achevé avec une cerise sur le gâteau : « il est en résulte une capacité induite à sauvegarder aisément et tester des PRA. »


Christian Couvreur, Directeur des Infrastructures Informatiques à la DSI du Groupe Eiffage, a été le Grand Témoin de la Matinée.

Le Grand Témoin de la matinée était Christian Couvreur, Directeur des Infrastructures Informatiques à la DSI au sein du Groupe Eiffage. S'il est bien sûr intervenu au fil de la matinée pour apporter sa vision, Christian Couvreur a explicité comment Eiffage avait mis ses infrastructures au coeur de la stratégie IT. En particulier, le PRA est un point systématiquement présent et sanctuarisé dans chaque projet.
Cet important et très divers groupe de BTP mêle évidemment le SaaS, le cloud d'infrastructure et des approches plus internes. Christian Couvreur a notamment expliqué comment l'approche menée a permis d'adopter le DevOps avec une forte industrialisation.


Yves Pellemans, Directeur Technique Axians, a expliqué « La Gestion du capital intellectuel des entreprises et leurs enjeux ».

Les transformations tant décrites, parfois adoptées dans les entreprises les plus avancées, sont dans les faits encore souvent en cours. Or les utilisateurs finaux vont juger l'IT non sur des mesures objectives ou sur des promesses mais sur un ressenti au quotidien. Et la tendance est souvent de faire des économies sur des sûretés, surtout quand chaque euro investi dans le stockage se double pour la réplication et se triple pour l'archivage/sauvegarde. « Depuis les attaques de cryptolockers, les économies sur ces points ne sont plus d'actualité » s'est réjoui Yves Pellemans, Directeur Technique d'Axians. Il intervenait en premier lieu pour Veritas pour décrire « La Gestion du capital intellectuel des entreprises et leurs enjeux ».
Malgré tout, il faut bien réduire les coûts. Mais sans remettre en cause le respect des obligations légales ou patrimoniales. Pour Yves Pellemans, la solution est simple : « pour réduire les coûts, il ne faut pas réduire les sauvegardes mais augmenter l'automatisation et ainsi baisser le travail humain. »


La table ronde « Tirer de la valeur business des transformations technologiques » a réuni Cédric Coroir (Cloud Principal Solution Architect, Société Générale Corporate Investment Banking) et Jean-Paul Poggioli (RSI, Ville d'Issy les Moulineaux).

La table ronde « Tirer de la valeur business des transformations technologiques » a ensuite réuni Cédric Coroir (Cloud Principal Solution Architect, Société Générale Corporate Investment Banking) et Jean-Paul Poggioli (RSI de la Ville d'Issy-Les Moulineaux). Provenant de structures très différentes avec des problématiques ayant peu de points communs, ces deux témoins ont cependant pu se rejoindre sur la nécessité d'adopter des approches innovantes : hyperconvergence pour l'un, conteneurs pour l'autre par exemple.


« La transformation numérique : les bonnes méthodes » a été présenté par Yves Pellemans, Directeur Technique d'Axians

Au final, il s'agit bien d'adopter « les bonnes méthodes » pour la « La transformation numérique » comme l'a soutenu Yves Pellemans, Directeur Technique d'Axians, intervenant cette fois pour VMware. Vouloir tout faire reposer sur le cloud, c'est pour le moins présomptueux. Yves Pellemans a ainsi rappelé que 83 % des applications dans le monde fonctionnent sur des datacenters internes. Mais, comme il l'a pointé, « quand on teste une application dans le cloud public et qu'on veut ensuite la rapatrier en production sur des ressources internes, l'application est par nature nativement cloud.
On peut donc poursuivre une démarche de vaste virtualisation ou cloudification, même pour des ressources internes, et rendre le matériel banalisé. « L'intelligence est au-dessus, avec l'automatisation, l'orchestration et industrialisation » a rappelé Yves Pellemans. Pilotées par logiciels, les infrastructures deviennent logiciels et les hommes des infrastructures deviennent ainsi des codeurs. Avec tout ce que cela suppose de conséquences, notamment en matière de gestion des patches. Et la boucle du DevOps est ainsi bouclée.

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