Il faut passer à la facture électronique. C'est l'avis unanime des intervenants qui étaient présents lors de la conférence « Facture électronique : déploiement fournisseurs & bénéfices d'une comptabilité zéro papier » organisée par l'EBG (Electronic Business Group) le jeudi 18 juin. Voici leur expérience sur le sujet.
D'un point de vue ROI, Bruno Lockhart, de GDF Suez, évalue une réduction de 30 % des coûts en moyenne (autant en émission qu'en réception). Mais « plus il y a de standardisation, plus ce pourcentage s'améliore. ». Nicole Biscueil, de Veolia, évoque de son côté « un aspect fort de réduction des coûts »
Mais « La facturation électronique ne suffit pas à elle seule à faire un ROI si on doit la réadapter à chaque client. », prévient Jean-Christophe Hua, de Deskom. « Il faut une réflexion qui englobe l'ensemble des standards et des services. »
Au delà des considérations de ROI, tous les intervenants semblent s'accorder sur le fait que le gain qualitatif est au moins aussi important que le gain financier. La facturation électronique permet ainsi de supprimer les duplicatas, de garantir l'unicité des documents, de simplifier les tris et l'accès aux informations...
Si les avantages de la facture électronique semblent clairs, reste encore à la mettre en place. D'abord, cette évolution doit être acceptée par l'entreprise. Pour Bruno Lockhart, de GDF Suez, les cas clients sont au moins aussi importants que les calculs de ROI, quand il s'agit de convaincre. « Un changement qui ne se fait pas tout seul », ajoute Cécile Thomas, du CEA, « Il faut un réel sponsor dans l'entreprise ». Quant à Nicole Biscueil, de Veolia, elle considère qu'« il faut associer tous les intervenants : la Direction administrative et financière, les juristes, les systèmes d'informations... ».
Pour ce qui est des prestataires, Jacques Durand, de Crown Packaging, conseille de faire appel à un prestataire de facture, qui est compétent dans les pays importants pour l'entreprise. » Ce dernier saura adapter la facturation à la législation et la langue de chaque pays. « Il y a peut-être 300 opérateurs, mais seulement une dizaine en Europe sont capables de suivre au niveau international. », fait remarquer Jean-Christophe Hua, de Deskom.