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Jacques Attali : « Les logiciels propriétaires sont un obstacle à l'innovation »


Edition du 11/02/2014 - par Bertrand Lemaire
« Les logiciels propriétaires sont un obstacle à l'innovation »


Lors du Gala des DSI, Jacques Attali participait à une table ronde. L'économiste s'est lancé dans une diatribe contre les rentes de situation.

Le 10 février en soirée, l'Agora des DSI organisait le deuxième Gala des DSI à l'Hôtel Westin à Paris. La première table ronde accueillait l'économiste et écrivain Jacques Attali [en photo] au côté de Jacky Galicher, DSI de l'Académie de Versailles, de Franck Le Moal, DSI de Louis Vuitton Malletier, et du journaliste Martial You [de gauche à droite sur la photo]. Si la table ronde était consacrée au DSI au coeur de la numérisation et de la transformation des métiers, elle a surtout été l'occasion pour Jacques Attali de lancer un pavé dans la mare.

Pour l'économiste, choisir des logiciels propriétaires est une grande erreur pour les DSI. Pour lui, « les logiciels propriétaires sont un obstacle à l'innovation ». Les DSI se doivent donc de choisir des technologies ouvertes, même si le terme « open-source » n'a jamais été prononcé. Les éditeurs de logiciels propriétaires (et surtout de formats propriétaires, subtile nuance non-précisée par Jacques Attali) ont en effet un modèle économique qui repose sur la rente de situation. Or, pour lui, « l'innovation technologique a toujours tendance à casser les rentes ».

Le numérique contre les monopoles

Il se trouve que le 10 février était aussi la journée d'une grève nationale des taxis contre les alternatives qui mettent ces professionnels en difficultés : voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) ou services d'auto-partage notamment. Jacques Attali s'est appuyé sur cet exemple pour illustrer son propos : si les taxis, au lieu de tout faire pour garder leur rente de situation liée à leur statut, avaient cherché à fournir le service aujourd'hui fourni par leurs concurrents, ils n'en seraient pas là. Or, a souligné Jacques Attali, les VTC ou l'auto-partage reposent beaucoup sur des applications numériques, notamment mobiles, qui permettent de disposer du meilleur service au bon moment. Bref, « le numérique casse les monopoles » a-t-il renchéri.

Face au DSI de l'Académie de Versailles, le constat a également été fait que le numérique remet en cause les monopoles ailleurs que dans l'économie. Ainsi, l'enseignant ne peut plus se considérer comme détenteur monopolistique du savoir. Il doit faire face à la concurrence de Google ou de Wikipedia. « Le rôle de l'enseignant doit changer » a insisté Jacques Attali.

Le numérique pour optimiser le temps

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