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SIRHEN II : résurrection

SIRHEN II : résurrection
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale, avait décidé d’arrêter SIRHEN en 2018.

Après l'échec de SIRHEN, le Ministère de l'Education Nationale lance une nouvelle gouvernance pour un successeur au projet avorté.

PublicitéLancé en 2007, prévu pour s'achever en 2012 pour un budget de 60 millions d'euros, le projet SIRHEN (Système d'Information pour les Ressources Humaines de l'Education Nationale) devait doter l'ensemble des personnels de l'Education Nationale d'un SIRH moderne, avec portail destiné aux agents. Las ! La taille et la complexité du ministère au plus fort effectif associés à une gouvernance déficiente dénoncée par la Cour des Comptes avaient abouti à un constat d'échec en 2018, avec un coût estimé à 320 millions d'euros. Deux ans plus tard, le Ministère de l'Education Nationale remet le couvert en prenant, cette fois, la précaution d'organiser une gouvernance stricte. Un arrêté paru vendredi 23 octobre a créé en effet service à compétence nationale dénommé « service de modernisation des systèmes d'information des ressources humaines pour l'éducation » (SEMSIRH).

Dès l'article un, il est précisé : « Ce service est rattaché au secrétaire général des ministères chargés de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche ». Autrement dit : le rattachement hiérarchique est le plus élevé possible pour un tel service et le projet est commun à toute la sphère de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Aucun service ne pourra avoir ses petites exigences. Son périmètre est complet, de la conception à la maintenance en passant par la fabrication : « élaborer et (...) mettre en oeuvre la stratégie de modernisation des systèmes d'information des ressources humaines ». L'article 2 détaille ses compétences qui vont jusqu'à la relation avec les instances interministérielles. Le SEMSIRH a même une autorité fonctionnelle sur les agents s'occupant de systèmes informatiques de ressources humaines dans les services déconcentrés (notamment les académies).

Etrangement, il n'est nulle part fait mention de la DSI ou d'une direction du numérique du Ministère de l'Education Nationale dans cet article 2. Il faut attendre l'article 3 et le comité d'orientation stratégique du service à compétence nationale : parmi ses quinze membres figure bien le directeur du numérique pour l'éducation.

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