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Première souscription via blockchain d'un produit structuré à la Société Générale

Première souscription via blockchain d'un produit structuré à la Société Générale
La Société Générale poursuit ses expérimentations de la blockchain en environnement régulé.

La Société Générale poursuit ses expérimentations de la blockchain en opérant une souscription interne au groupe via la blockchain publique Tezos.

PublicitéLa Société Générale a annoncé avoir réalisé le 15 avril 2021 une première souscription de produit structuré en utilisant la technologie blockchain, en l'occurrence la blockchain publique Tezos pour un montant de cinq millions d'euros dans le cadre du programme Euro Medium Term Notes (EMTN). Ce test est interne au groupe : les titres ont été entièrement souscrits par Société Générale Assurances. L'objectif de ce genre de test est de valider l'emploi de la technologie blockchain dans un environnement très régulé.

Ce n'est pas le premier test de blockchain opéré par la banque de La Défense, loin s'en faut. Dès 2018, une transaction internationale de produits agricoles traitée en blockchain avec la Société Générale. Mais l'utilisation de la technologie dans les produits financiers aux règles strictes n'a été faite qu'ensuite. En Avril 2019, une première émission obligataire de 100 millions d'euros de « Security Tokens » avait été opérée sur la blockchain Ethereum puis, en mai 2020, une deuxième émission obligataire de 40 millions d'euros de « Security Tokens », cette fois réglée en Monnaie Digitale de Banque Centrale (MDBC) émise par la Banque de France.

La banque précise : « cette transaction valide une nouvelle étape du développement de Société Générale - Forge, filiale régulée du groupe Société Générale, dont l'objet est d'offrir à compter de 2022 aux clients professionnels du Groupe des services de structuration, d'émission, d'échange et de conservation de cryptoactifs. » La technologie est prometteuse sur les produits financiers car elle permet une mise sur le marché rapide de produits financiers structurés en éliminant nombre d'intermédiaires (et donc leurs commissions et délais) tout en assurant automatisation, transparence et rapidité. Cependant, si la technologie est aujourd'hui bien maîtrisée, la mise au point des process dans un environnement juridique très contraignant et encore un peu mouvant constitue la véritable difficulté.

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