Pepsico France sous-traite son nouvel entrepôt, SI compris
Le nouvel entrepôt français de Pepsico France joue sur la multimodalité et l'automatisation. L'industriel a confié sa conception et son exploitation à ID Logistics, qui pilote aussi un SI basé sur un WMS interfacé avec SAP et une plateforme transporteurs.
PublicitéDepuis octobre 2025, Pepsico France exploite un nouveau site logistique à Dourges, dans le Pas-de-Calais, pour absorber la croissance de ses marques de snacks (Lay's, Doritos, Cheetos, Benenuts, etc.). Sous-traité pour sa conception et son exploitation au 3PL (third party logistics) ID Logistics, l'entrepôt s'étend sur 56 000 m2 nichés au coeur d'une plateforme multimodale de 136 000 m2, choisie pour sa proximité avec plusieurs axes routiers, ferroviaires et fluviaux. Le site reçoit la production d'une quinzaine de sites de l'industriel situés en Europe, dont une grande partie en Belgique, et dessert ses clients grands distributeurs du marché français uniquement. Outre des quais automatisés, quatre robots mobiles autonomes transpalettes et un robot autonome d'inventaire, l'entrepôt est aussi doté d'un SI en propre interfacé avec les systèmes de l'industriel et distributeur agroalimentaire, pour le suivi et le pilotage de la performance. Une prestation également assurée par ID Logistics.
Le projet, lancé il y a 3 ans, a trois objectifs principaux : absorber la croissance anticipée par Pepsico France de ses produits d'épicerie salée et sucrée dans les 5 prochaines années ; améliorer le service et les coûts pour les clients ; réduire l'empreinte carbone de 40% d'ici à 2030 et atteindre la neutralité carbone d'ici à 2040. Pepsico France souhaitait en particulier disposer de données sur l'activité du site, d'une part, et d'une interface destinée aux transporteurs, d'autre part.
Des data et une plateforme transporteurs
« Nous nous sommes demandé quelles data nous devions suivre pour rendre visible très rapidement les éléments de volume qui passeront dans cet entrepôt, de même que la performance, au sens de la productivité sur chaque poste dans l'entrepôt, et l'empreinte carbone, détaille Magali Bordes, supply chain senior manager chez Pepsico France, en charge depuis deux ans de la transformation de la supply chain au sein du métier logistique en collaboration avec la DSI européenne. Nous avons besoin, d'une part, de données de volume, de productivité, des mouvements et de l'état des stocks et, d'autre part, de revoir l'organisation et le système proprement dit ».

« Il s'agit à la fois que nos transporteurs soient capables de maîtriser les chargements et déchargements de camions, mais aussi qu'un système d'information optimise la gestion des opérations à l'intérieur de l'entrepôt », dit Magali Bordes, supply chain senior manager de Pepsico France.
Pepsico France souhaitait aussi une interface destinée à ses transporteurs, afin d'éviter notamment les temps d'attente, car en pleine saison, ce sont jusqu'à 200 camions qui circuleront sur le site. « Il s'agit à la fois que nos transporteurs soient capables de maîtriser les chargements et déchargements de camions, insiste Magali Bordes, mais aussi qu'un système d'information optimise la gestion des opérations à l'intérieur de l'entrepôt. » Pepsico utilise la plateforme d'ID Logistics sur laquelle les transporteurs vont réserver leur créneau, ce qui permet de lisser la charge mais aussi de préparer les chargements en amont. « Quand un transporteur arrive, le chargement est prêt et il n'y a pas de latence ni de perte de temps sur l'action, insiste la supply chain senior manager. C'est un flux continu. »
PublicitéDes quais automatiques et un robot d'inventaire
L'entreprise a mis en place un système de navettage régulier entre l'usine de Furnes, en Belgique, et l'entrepôt de Dourges et a également équipé deux quais automatiques pour ces camions sur le site du Pas-de-Calais. Ces quais sont capables de décharger en autonomie un camion de 33 palettes en 3 minutes, contre 30 habituellement. Les palettes sont scannées automatiquement via un portique, les données automatiquement enregistrées dans l'inventaire via le WMS Generix et le stock mis à jour. Le dispositif n'est pas généralisé aux 55 quais, entre autres parce qu'il demande que les remorques soient adaptées et qu'un système de rails soit installé sur le quai.
L'entrepôt dispose également d'un robot d'inventaire muni d'une perche de 11 mètres équipé de caméras, développé par ID Logistics, qui réalise les inventaires physiques des 55 000 palettes dans l'entrepôt. « Ce qui est intéressant, c'est qu'il vérifie les stocks en temps réel, en permanence, et ce, pendant que les opérationnels travaillent », précise Magali Bordes. Les données sont envoyées vers le WMS, puis les stocks réconciliés avec ceux de SAP. Les écarts sont contrôlés quotidiennement, et corrigés soit dans le WMS, soit dans l'ERP.
Article rédigé par
Emmanuelle Delsol, Journaliste
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