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L'addiction au tableur enfin soignée

L'addiction au tableur enfin soignée
Excelorette va bientôt être remboursé par la Sécurité Sociale.

Contrôleurs de gestion, directeurs commerciaux, responsables marketing... Ces populations à risque vont bénéficier d'un traitement adapté.

PublicitéPasser des heures à remplir des colonnes et des lignes de chiffres, voire créer des formules mal maîtrisées pouvant induire des erreurs importantes d'analyses, et finir avec des documents individuels impossibles à consolider ou inutilisables par n'importe qui d'autre que l'auteur : ce cauchemar va peut-être bientôt s'arrêter. Des millions de victimes de l'addiction aux tableurs vont se voir proposer un nouveau traitement, à base de patch. Et la sécurité sociale pourrait confirmer un prochain remboursement d'ici quelques jours.

Les populations à risques sont essentiellement des contrôleurs de gestion, des directeurs commerciaux et des responsables marketing. « Leur addiction est très difficile à soigner » confirme Sébastien Meunier, DSI des Mutuelles d'Assurances Fédérées Unies. De ce fait, il témoigne : « nous avions tout essayé : du vrai décisionnel avec du data-discovery, des bases structurées avec du Master Data Management... Ils admettaient tous que les résultats étaient plus justes, les graphiques plus jolis et lisibles, que les réunions bénéficiaient de données partagées et harmonisées. Mais, aussitôt, ils retombaient dans la consommation de tableur. A s'en taper la tête contre les murs. Du coup, nous avons accepté d'être site de test pour Excelorette. »

Douze mois de traitement

Le patch Excelorette, du laboratoire Buvons, a été proposé à toutes les victimes dans l'entreprise. Au début, certains se cachaient dans les toilettes avec leurs ordinateurs portables. « C'était plus fort que moi, il fallait que je fasse des tableaux croisés dynamiques » pleure Amaury de Ginegeurbred, directeur financier des Mutuelles d'Assurances Fédérées Unies. Petit à petit, cependant, les patchs ont fait leur effet. Au bout de douze mois de traitement, Amaury de Ginegeurbred confirme : « maintenant, on peut me montrer un classeur avec une centaine d'onglets, des formules renvoyant sur une douzaine et des camemberts aux couleurs criardes que l'on distingue mal d'une section à l'autre, cela ne me fait plus rien. » Lors de cet aveu, le groupe de parole l'a applaudi. Oui, Amaury de Ginegeurbred est aujourd'hui soulagé : il se sent libre, guéri.

Gérard Norbert, directeur de la recherche du laboratoire Buvons, se réjouit : « le patch Excelorette donne d'excellents résultats. Les tests opérés sont très satisfaisants et le coût du traitement reste faible. » Quelle est la prochaine étape ? « Nous tentons la mise au point du patch Powerette, pour soigner l'addiction aux logiciels de présentation mais, pour l'instant, le produit n'est pas au point » soupire Gérard Norbert. Il décrit l'état actuel de la recherche : « nous avons arrêté l'expérimentation sur notre directeur marketing quand il a passé trois jours complets à pleurer et qu'il a tenté de sauter par la fenêtre en pleine réunion du comité de direction où chacun était obligé d'argumenter ses positions au lieu d'accumuler des bullets points. Nous reprenons nos travaux de zéro. C'est un vrai défi. »

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