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Start-up : les trois épreuves avant une hypothétique sortie


Edition du 14/08/2008 - par


Réunies à l'occasion de Thema T.I.C sur le thème des leviers de développement pour les PME technologiques française, quatre start-up ont évoqué leur parcours du combattant...

Une deuxième étape plus difficile « Nous avions besoin de sous pour continuer l'aventure, mais les propositions de nos premiers investisseurs étaient indécentes », a-t-on pu entendre . « C'est l'enfer, nous avons besoin de faire venir de nouveaux collaborateurs, mais sur la confiance, avec des petits salaires. Il faut serrer boulons partout, et investir un maximum sur les gens à forte compétence pour développer les services. Un seul objectif, le point mort au bout de deux ans. » L'accès au point mort change beaucoup de chose au sein des start-up. Il permet par exemple de soulever la question de la participation au capital. L'activité est-elle suffisamment rentable pour réussir une LBO, pour sortir des investisseurs initiaux et faire entrer des investisseurs institutionnels, et pourvoir distribuer du capital comme prévu ? Et basculer sur international... « Le marché Français n'est pas suffisant, il faut rechercher la croissance, passer la taille critique, atteindre le point d'équilibre. Faut-il investir pour de la croissance ou ne pas investir pour faire de la marge ? Aux Etats-Unis le choix porte sur la croissance. C'est un fort différenciateur avec les investisseurs européens via leur mode de financement qui ne finance pas la croissance ! C'est un vrai handicap ! Pire. le maître mot en France c'est l'équilibre entre le marge et la croissance. Aux US, c'est croissance, croissance, croissance... C'est un vrai problème de devoir faire un choix. Certains métiers ne peuvent vivre sans aller chercher de la croissance. » Autre constat, les start-up sont toujours très fragiles, et ne peuvent garantir le retour sur investissement. Les PME françaises semblent souffrir d'une sous capitalisation chronique. « C'est un cercle vicieux. Le capital-risqueur joue le capital, pas le risque. Aux Etats-Unis, les PME ne sont pas considérées en termes de risque, mais d'opportunité. Le modèle de la start-up US profite du financement par le capital et de l'accès aux marchés et commandes publiques. 20% des marchés publics sont légalement réservés aux PME. Enfin, on y accepte qu'une PME devienne un géant mondial. A l'inverse, 70% des PME françaises en phase de croissance sont rachetées par sociétés américaines avant d'avoir atteint l'équilibre. » « Le vrai problème de l'entreprise, l'homme et la technologie, c'est comment on valorise tout ça ? Les employés peuvent s'investir à 100%, mais subir les freins liés à la France ! », a affirmé ip-label. Et de rappeler la nécessité être le premier, peut être le deuxième, mais jamais le troisième. « Il y a impossibilité d'être au delà du numéro deux. Nous devons également nous poser la question de la confiance dans les fondateurs si dilution. C'est une aventure personnelle, mais aussi un projet pratrimonial, et nous devons penser et préparer la sortie. »

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Quatre start-up, quatre profils, un même combat

Dibcom, fabless qui conçoit des puces de réception télévision mobile, a été créée en 2000, emploie 130 personnes, et réalise un chiffre d'affaires d'environ 20 millions d'euros. Elle était représentée par son P-DG et fondateur Yannick Levy. Highdeal, éditeur de logiciels de tarification des services télécoms, finance et transport, est née en 2000 de l'essaimage de France Télécom, emploie 100 personnes, et réalise un chiffre d'affaires d'environ 16 millions d'euros. Elle était représentée par son P-DG et fondateur Eric Pillevesse. ip-label mesure la qualité perçue et technique des services numériques depuis 2000, emploie 50 personnes, et réalise un chiffre d'affaires d'environ 5,5 millions euros. Elle était représentée par son P-DG et fondateur Eric Varszeghi. Sinovia, issue de la recherche scientifique française nucléaire et militaire, a profité dès 1998 de l'ouverture vers l'industrie de la recherche pour proposer des solutions de contrôle les infrastructures urbaines et industrielles, pour la sécurité et le confort des administrés. Elle emploie 40 personnes à Nancy, Boston et Dubai, et réalise un chiffre d'affaires de 3,5 millions euros, essentiellement autour de la R&D. Elle était représentée par son DG et fondateur le professeur Carlos Moreno.


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