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La CNAF transforme son SI en délais contraintsEdition du 09/07/2010 - par Serge Leblal La Cnaf, qui calcule et verse 67 milliards d'euros de prestations sociales par an, a profondément revu son système d'informations pour répondre à de nouveaux défis.
Pour répondre à ses nombreuses missions, l'ancien DSI peut compter sur 900 salariés en interne et 150 consultants. « Dans l'obligation de travailler avec d'anciennes technologies comme le Cobol, nous confions progressivement à des prestataires externes pour développer en interne de nouvelles compétences ». 150 personnes travaillent par exemple sur le moteur public. Les départs en retraite sont encore replacés et les effectifs repositionnaient sur les secteurs d'avenir. « La règle de la DSI était de conserver les effectifs pour préserver le fonctionnement du système d'informations. La dispersion territoriale, très forte, correspond aux développements rapides des CAF après la Seconde Guerre Mondiale ». Des outils Java ont ainsi été développés pour faciliter la maintenance et unifier les 36 000 postes de travail dans les différentes antennes régionales. Une fois déballés, ces derniers sont immédiatement opérationnels. 23 000 postes qui combinent téléphonie et accès aux applications en ligne sont utilisés par des techniciens sur le portail Nims (Navigateur Intranet Multi Services). Le CRM repose également sur un développement interne pour assurer un workflow numérique. Sans papier, les CAF locales bénéficient de moins de contraintes pour le traitement des dossiers. « Les déclarations de ressources en ligne ont atteint 40% en moyenne en 2008 et même 50% dans certaines CAF. Mais personne ne doit être exclue par la fracture numérique, les autres ressources d'accès doivent rester disponibles », explique encore Gérard Russeil. Un des grands chantiers 2009/2010 portait sur une réorganisation des huit centres régionaux de production de la CNAF qui reposent encore sur des mainframes. Cinq sont fournis par Bull et les trois autres par IBM. Tous les métiers de la DSI sont basés sur ces huit entités qui travaillaient en parallèle avec les mêmes applications. Le grand projet de Gérard Russeil consistait donc à spécialiser ces centres avec pour chacun une mission et une certification bien particulière. « Avec l'aide de nos partenaires, nous avons réalisé une concentration technique sur les huit centres. A Bordeaux le traitement et le calcul des droits qui fonctionnent avec notre moteur Cristal, à Dijon la paie, à Rennes l'analyse décisionnelle, au Mans la GED, à Valenciennes l'acquisition automatique de documents, à Paris le plan de reprise et l'intégration des recettes et des systèmes au niveau national, à Lyon, le développement et à Nice l'hébergement du site Caf.fr qui support 1,2 million de connexions par jour. » Pas encore de cloud, mais Gérard Russeil nous avouait réfléchir à un cloud interne commun aux huit centres de production. Cette réorganisation a toutefois permis de gagner en performances à Bordeaux, notamment grâce au passage à la base de données PostGreSQL et à de nouvelles machines Bull (voir encadré).
Un mainframe Bull unique pour consolider 5 centres de production à Bordeaux Avec le concours de Bull, la Cnaf travaillait depuis plusieurs mois sur la consolidation de ses centres de production exploitant son moteur Cristal. Il s'agit du coeur de la Cnaf qui assure le calcul et les versements des prestations légales, des minima sociaux et des aides sociales. Fin juin, 5 datacenters reposant sur des solutions Bull - les 3 autres utilisent des systèmes IBM - ont été concentrés à Bordeaux pour assurer le fonctionnement de l'application Cristal qui assure le calcul des droits des 33 millions de bénéficiaires. Douze machines novascale Helios 3 (2 systèmes avec 8 puces Itanium Montecito pour 5 centres de production et un autre d'étude et de développement) sont ainsi consolidées sur un gcos 9010 avec douze partitions de production avec 12 processeurs Itanium (et une treizième en réserve), une boîte noire Linux pour les entrées/sorties et des serveurs Xeon 7500 pour la partie base de données PostgreSQL qui a remplacé la solution RFM2 de Bull en 2009. Gérard Russeil, ancien DSI de la CNAF précise à cette occasion avoir « choisi le serveur novascale gcos 9010 pour répondre aux exigences de performances, de continuité de service et d'ouverture de notre système d'information. Son architecture conçue par Bull (...) répond à nos attentes. Les tests engagés depuis plusieurs mois ont montré un niveau de performance en transactionnel et batch associés à la nouvelle base de données PostgreSQL qui nous permet d'aborder avec confiance un programme de concentration de plusieurs centres de production sur un seul datacenter ». |
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