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Exclusif : les dessous du scandale du RGIEdition du 14/05/2008 - par Bertrand Lemaire La rédaction de CIO a reçu une copie de la note qui aurait été remise par la direction de Microsoft au gouvernement français à l'automne dernier et qui serait à l'origine du recul de la France face à l'éditeur américain. Après un rappel du contexte et de la définition du RGI, Microsoft affirme dans sa note avoir toujours soutenu la démarche d'interopérabilité des SI publics. A ce titre, dès la page 1, « Microsoft, au nom du pluralisme et de la neutralité technologique de l'Etat, a demandé qu'OpenXML, standard ouvert, libre de droit et documenté, au sens de l'article 4 de la LCEN, soit également recommandé à côté du standard appelé ODF. Microsoft a constamment présenté une position équilibrée et neutre, en demandant que soit respectée l'égalité de traitement ». L'administration s'est dirigée massivement, depuis des années, vers la suite bureautique OpenOffice qui utilise le format OpenDocument, cela pour des raisons de coût et de facilité de déploiement sans gestion onéreuse des licences et surtout sans le versioning au rythme imposé par un éditeur indépendamment de tout besoin métier. Supprimer l'usage de OpenDocument était donc impossible. Il restait donc à permettre l'usage d'OpenXML à côté... Vient alors un passage savoureux où Microsoft rappelle que la DGME, qui est à l'origine du RGI, avait exigé que l'éditeur entre dans une démarche de normalisation. Et cette normalisation n'est qu'une question de temps... L'échec devant l'ISO, à l'automne, n'est pas rappelé, mais le rôle de l'ECMA, un consortium privé, mis en avant. De même, les réserves émises par de nombreux experts sur certaines parties du format OpenXML en terme de propriété intellectuelle ne sont pas rappelées... Microsoft s'appuie sur l'avis de « la grande majorité des utilisateurs », citant ainsi le Syntec et le Cigref (dont la position officielle, concernant uniquement le vote à l'ISO, rendrait pourtant perplexe...), l'Afdel (syndicat d'éditeurs de logiciels créé à l'initiative d'alliés traditionnels de Microsoft, qui n'est guère un 'utilisateur' ou leur représentant au sens commun du terme), 'des collectivités territoriales' (non-nommées et non-dénombrées)... Tous ces gens souhaiteraient donc une pluralité des standards ouverts.
Sur le même sujet - 4 octobre 2007 : La grande tournée de Microsoft dans les palais de la République |
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