Stratégie

Sans stratégie data, exploiter efficacement les données devient compliqué

Sans stratégie data, exploiter efficacement les données devient compliqué
Selon l’étude de Digital Realty, l’une des priorités des entreprises est d’améliorer leurs infrastructures data pour faciliter l’exploitation des données.

Une étude mondiale de Digital Realty pointe les défis croissants auxquels font face les entreprises en matière d'exploitation des données, en particulier la multiplication des sources volumineuses qui rendent les échanges difficiles. Formaliser une stratégie pour les données devient indispensable face à ces enjeux.

PublicitéUne étude réalisée par Digital Realty auprès de 7 295 managers IT dans 23 pays s'est penchée sur la manière dont les entreprises abordent les défis associés à la croissance des données et à la multiplication des hébergements, ainsi qu'aux phénomènes annexes qui les accompagnent, comme la gravité des données, un terme désignant le fait que les gros volumes de données tendent à attirer d'autres données et applications, les données devenant alors difficiles à déplacer. En réponse, l'étude souligne notamment l'importance de se doter de stratégies data formalisées, pour éviter de recréer des silos.

L'étude Global Data Insights révèle que le premier frein rencontré par les entreprises en matière d'exploitation des données est le manque d'investissements dans les systèmes et infrastructures, cité par 53% des répondants, mais seulement un tiers de ceux qui travaillent dans des groupes réalisant plus d'un milliard de chiffre d'affaires. Un sondé sur deux mentionne également des investissements insuffisants dans les outils analytiques (31% dans les très grands groupes). Le troisième frein le plus fréquent concerne les réglementations sur la protection des données, cité par 35% des participants au niveau global, mais par 41% des très grands groupes. Un autre enjeu important est la distribution des données. Dans 62% des très grands groupes interrogés, les données sont réparties sur plus d'une cinquantaine de sites. Toutefois, les entreprises de plus petite taille sont également concernées : au niveau global, 36% des répondants ont en effet entre 11 et 20 sites différents et 30% entre 21 et 50. Par ailleurs, les deux tiers des participants à l'enquête ont prévu d'ajouter de nouveaux points d'hébergement de leurs données dans les deux ans qui viennent, en particulier dans les très grands groupes, dont 70% prévoient d'ajouter au moins six à dix sites.

En France, davantage de stratégies centralisées

Les besoins d'intégration, d'hybridation et de connectivité qui découlent de ces défis sont bien identifiés par la majorité des répondants. Toutefois, face à ces enjeux, près de quatre entreprises sur dix (38%) ne disposent pas d'une stratégie data formalisant ces exigences, ou sont seulement à un stade de planification. Les très grands groupes ont une certaine avance sur ce sujet, 44% d'entre eux ayant déjà mis en place une stratégie formalisée. L'étude de Digital Realty montre également que les organisations adoptent des stratégies différentes pour organiser et gérer les données : un quart des sondés ont ainsi opté pour des modèles très centralisés (dont 27% des grandes entreprises) et 23% à l'inverse préfèrent une stratégie très décentralisée (18% des grandes entreprises). En France, les grandes entreprises préfèrent toutefois les approches très centralisées (40%) ou plutôt centralisées (40%, contre 28% des grandes entreprises au niveau mondial). Interrogés sur leurs motivations pour adopter l'une ou l'autre approche, les partisans des modèles centralisés mettent en avant l'optimisation des budgets de gestion des données et la conformité à la stratégie IT générale, tandis que ceux préférant les modèles décentralisés évoquent des temps de traitement plus rapides et le fait de laisser les données au plus près de ceux qui en ont le plus besoin.

PublicitéPour devenir davantage data-driven, les entreprises ont plusieurs priorités pour les deux ans à venir. La première, partagée par 72% des répondants au niveau global, mais seulement un quart des très grandes organisations, est d'améliorer l'infrastructure de données. 65% des sondés veulent également accroître les capacités de leurs salariés autour des données (45% des grands groupes) et 59% prévoient d'investir dans les technologies d'intelligence artificielle et de machine learning (42% des grandes entreprises). Les très grandes entreprises se distinguent en revanche sur un point, éduquer les dirigeants et le comité exécutif à l'importance de la donnée, une priorité pour 61% d'entre elles.

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