Stratégie

La digitalisation rapide durant la crise sanitaire a rendu les entreprises françaises plus vulnérables

La digitalisation rapide durant la crise sanitaire a rendu les entreprises françaises plus vulnérables
Selon une étude Vanson Bourne pour Veritas, il subsiste une part importante de données échappant à toute gouvernance dans les organisations françaises.

Une étude réalisée par Vanson Bourne pour Veritas a évalué les vulnérabilités des entreprises après la digitalisation accélérée menée durant la crise sanitaire. Si les entreprises françaises semblent plus résilientes face aux différentes menaces IT, il leur reste toutefois d'importants chantiers à mener pour diminuer leur exposition aux risques.

PublicitéDans la plupart des entreprises, la crise sanitaire s'est traduite par une accélération de la transformation numérique. Cette digitalisation souvent menée dans l'urgence, sans les précautions et garde-fous habituels, expose toutefois les organisations à des risques IT accrus. Une étude menée par Vanson Bourne pour Veritas a voulu évaluer le niveau de risque consécutif à cette digitalisation à marche forcée, interrogeant plus de 2000 décideurs IT dans une vingtaine de pays. En France, les entreprises françaises n'ont pas été épargnées par les ruptures de service imprévues : 82% d'entre elles ont connu de telles interruptions au cours de l'année écoulée (contre 88% au niveau mondial), pour une durée totale moyenne de 8 heures. Les répondants français semblent toutefois plus résilients face aux menaces, ayant connu moins d'incidents que la moyenne mondiale, qu'il s'agisse d'attaques par rançongiciels, de pannes des services cloud ou de problèmes de réseau et datacenters. Les organisations françaises doivent malgré tout adresser certains enjeux, liés en particulier à leur virage accéléré vers le cloud.

Selon l'étude, au cours de l'année passée 58% des entreprises françaises interrogées ont ainsi ajouté cinq services cloud ou davantage à leur portefeuille, rattrapant leur retard par rapport aux autres pays. Pour l'année qui vient, les décideurs français prévoient d'avoir plus de la moitié (54%) de leurs applications, données et infrastructure dans le cloud (public ou privé), la moyenne mondiale étant à 58%. Ce basculement rapide préoccupe toutefois les répondants français : interrogés sur les lacunes à combler dans leur stratégie technologique après la pandémie, ceux-ci placent les technologies cloud en tête, citées par 52% d'entre eux, devant la sécurité (46%). Les décideurs français sont également plus soucieux des enjeux de résilience et de reprise après incidents, évoqués par 44% d'entre eux (contre 40% au niveau mondial).

Shadow IT et dark data

La majorité (76%) des décideurs français estiment que ces différents enjeux ne pourront pas être résolus d'ici fin 2021. En moyenne, ils estiment qu'il leur faudra 24 équivalents temps plein de travail pour y répondre, avec un investissement évalué à 2,88 millions de dollars sur les 12 prochains mois (contre 2,47 de moyenne mondiale). Parmi les problèmes à traiter figure notamment la visibilité sur les services cloud, même si les répondants français s'en sortent mieux que la moyenne : 67% d'entre eux sont en effet capables de dire exactement combien de services cloud leur entreprise utilise, contre 58% au niveau global. Un autre sujet majeur concerne la catégorisation des données : 66% seulement des informations conservées par les entreprises françaises ont été classées et taguées, ce qui laisse une partie substantielle de « dark data », échappant aux politiques de gouvernance, conservation et archivage.

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