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La tribune à la une

Souveraineté numérique : 2019, l'année du réveil

Souveraineté numérique : 2019, l'année du réveil

2019 aura été l'année où l'Europe et la France ont découvert qu'il existait un 6ème continent : Internet, continent sur lequel toute la création de valeur s'est transférée et sur lequel deux pays règnent en maître, les Etats-Unis et la Chine.

Les dernières actualités Cyberdroit

Le référé préventif doit viser le délit de diffamation

Par un arrêt du 26 septembre 2019, la Cour de cassation s'est prononcée sur la validité d'une action en référé tendant à interdire de façon préventive la diffusion d'un reportage. La première chambre civile a ainsi jugé que dès lors que le demandeur « invoquait une atteinte à son image et à sa réputation, (...) ces faits, constitutifs de diffamation, ne pouvaient être poursuivis que sur le fondement de la loi du 29 juillet 1881«  sur la liberté de la presse et que « ce texte [devait] recevoir application devant la juridiction civile, y compris dans les procédures d’urgence et même dans le cas où l’action est exercée préalablement à toute publication« .

  Pour lire l'arrêt sur Légifrance

Faute de contractualisation du budget, toutes les prestations sont dues

Par un arrêt du 3 octobre 2019, la Cour d'appel de Paris a condamné une société au paiement des factures émises par son prestataire qu'elle avait chargé de l'installation d’un logiciel de gestion commerciale. Le prestataire avait « laissé entendre qu'un budget global de 10 000 euros était réaliste » mais avait présenté des factures largement supérieures. Ce budget n'ayant pas été inscrit dans le contrat, la Cour a jugé que les prestations facturées au taux horaire contractuel étaient dues.

  Arrêt non publié

Résiliation d'un contrat de téléphonie mobile aux torts du prestataire

Par un arrêt du 17 septembre 2019, la Cour d'appel de Rennes a prononcé la résiliation d'un contrat de téléphonie mobile pour manquement du prestataire à son devoir de conseil et à son obligation d'information s’agissant notamment de la procédure d'incident. La Cour a ainsi relevé que le client avait "reçu trente-sept pages de contrat écrites en très petits caractères dont un seul paragraphe décrivait la procédure d'incident devant être mise en oeuvre, alors même que les dispositions (...) du code de commerce prévoient l'obligation pour le prestataire de service de fournir à son client une information (...) lisible et compréhensible".

  Pour lire l'arrêt sur Legalis.net

Le juge doit déterminer le régime de responsabilité applicable

Une agence de conseil en communication avait assigné son client en réparation de son préjudice résultant de la rupture brutale de leur relation commerciale et d’une inexécution déloyale du contrat. Par un arrêt du 25 septembre 2019, la Cour de cassation a cassé l'arrêt de la Cour d'appel qui avait jugé cette demande irrecevable compte tenu de la règle du non-cumul des responsabilités contractuelle et délictuelle au motif que "saisie de conclusions (...) qui, sans contester la durée du préavis consenti, invoquaient une inexécution déloyale de celui-ci lui ayant fait subir un manque à gagner", il appartenait aux juges du fond « de déterminer le régime de responsabilité applicable à cette demande et de statuer en conséquence« .

  Pour lire l'arrêt sur Légifrance

Une case cochée par défaut ne suffit pas à recueillir le consentement des internautes au placement de cookies

Par un arrêt du 1er octobre 2019, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le consentement de l'utilisateur d'un site internet au placement de cookies publicitaires ne pouvait être valablement donné au moyen d'une case cochée par défaut que l'utilisateur doit décocher pour refuser de donner son consentement. La Cour a également rappelé que "les informations que le fournisseur de services [devait] donner à l'utilisateur d'un site Internet inclu[aient] la durée de fonctionnement des cookies ainsi que la possibilité ou non pour des tiers d'avoir accès à ces cookies".

Pour lire la décision de la Cour de justice de l'Union européenne

Une société condamnée pour rupture sans préavis d'une relation commerciale établie

Un fabricant de maroquinerie avait rompu sans préavis le contrat qui le liait avec l'éditeur d'un site de vente en ligne distribuant ses produits en raison d'un prétendu manquement à son obligation contractuelle de loyauté et d'actes de contrefaçon. Par un jugement du 24 septembre 2019, le Tribunal de commerce de Lille a jugé que les actes reprochés par le fabricant à son distributeur n'étaient pas caractérisés de sorte que la rupture sans préavis n'était pas justifiée. Le fabricant a été condamné au paiement d'une somme de 9.000 euros au titre de la perte de marge brute subie par son cocontractant sur le fondement de la rupture brutale des relations commerciales établies.

Pour lire la décision sur Legalis.net

Les hébergeurs peuvent être tenus de supprimer des commentaires identiques ou équivalents à des contenus déclarés illicites

Une députée autrichienne avait assigné Facebook pour obtenir la suppression de plusieurs contenus injurieux et diffamatoires à son encontre postés par un internaute. Par un arrêt du 3 octobre 2019, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation applicable ne s'opposait pas à ce qu'un Etat membre enjoigne à un hébergeur de supprimer les informations équivalentes à des contenus déclarés illicites précédemment, pour autant que "le contenu demeure, en substance, inchangé par rapport à celui ayant donné lieu au constat d'illicéité" et que "les différences dans la formulation de ce contenu équivalent (...) ne sont pas de nature à contraindre l'hébergeur à procéder à une appréciation autonome".

Pour lire l'arrêt  de la Cour de justice de l'Union européenne

L'action en contrefaçon et en concurrence déloyale doit reposer sur des actes distincts

Une société avait été condamnée sur le fondement de la contrefaçon, de la concurrence déloyale et du parasitisme pour avoir reproduit des modèles de vêtements protégés au titre du droit d'auteur et de dessins et modèles communautaires non enregistrés. Par un arrêt du 18 septembre 2019, la Cour de cassation a cassé l'arrêt de la cour d'appel au motif qu' »en se déterminant ainsi, sans caractériser d'actes distincts de ceux déjà retenus au titre de la contrefaçon (...), la cour d’appel a privé sa décision de base légale« .

Pour lire l'arrêt sur Legifrance

Précisions sur les conditions du droit au déréférencement en matière de données sensibles

Par un arrêt du 24 septembre 2019, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que "lorsque l'exploitant d'un moteur de recherche est saisi d'une demande de déréférencement portant sur un lien vers une page web sur laquelle des données à caractère personnel [dites sensibles] sont publiées, cet exploitant doit, sur la base de tous les éléments pertinents du cas d'espèce et compte tenu de la gravité de l'ingérence dans les droits fondamentaux de la personne concernée au respect de la vie privée et à la protection des données à caractère personnel, (...) vérifier (...), si l'inclusion de ce lien dans la liste de résultats, qui est affichée à la suite d'une recherche effectuée à partir du nom de cette personne, s'avère strictement nécessaire pour protéger la liberté d'information des internautes potentiellement intéressés à avoir accès à cette page web au moyen d'une telle recherche".

  Pour lire la décision de la Cour de justice de l'Union européenne

Le déréférencement opéré par un moteur de recherche doit couvrir l'ensemble du territoire de l'Union européenne

Par un arrêt du 24 septembre 2019, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que  "lorsque l'exploitant d'un moteur de recherche fait droit à une demande de déréférencement (...), il est tenu d'opérer ce déréférencement non pas sur l'ensemble des versions de son moteur, mais sur les versions de celui-ci correspondant à l'ensemble des États membres, et ce, si nécessaire, en combinaison avec des mesures qui, tout en satisfaisant aux exigences légales, permettent effectivement d'empêcher ou, à tout le moins, de sérieusement décourager les internautes effectuant une recherche sur la base du nom de la personne concernée à partir de l'un des États membres  d'avoir accès (...) aux liens qui font l'objet de cette demande"

  Pour lire la décision de la Cour de justice de l'Union européenne

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