L'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (Inhesj) s'est associé au Cigref (Club informatique des grandes entreprises françaises) pour ouvrir un cycle de formation en sécurité informatique.
« A quoi bon défendre la création de valeur par les systèmes d'information des entreprises si cette valeur doit être détruite à cause d'une attitude génératrice de risques ? » s'est interrogé Jean-François Pépin, délégué général du Cigref, lors de la présentation de la formation que le Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises a monté avec l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (Inhesj). Baptisée « cycle de spécialisation sécurité numérique », celle-ci vise l'ensemble des managers des entreprises pour les former à la sureté des systèmes d'information. Elle a pour objectif de « délivrer les savoir-faire visant l'identification, l'évaluation et la maîtrise de l'ensemble des risques et des malveillances » en terme de sécurité numérique au sein des entreprises.
Cette formation ne s'adresse donc pas uniquement aux DSI et moins encore aux seuls RSSI, même si ceux-ci pourront y trouver un intérêt. Elle n'est pas une formation de plus sur la sécurité informatique et n'aborde qu'assez secondairement la technique. Du coup, que vient faire le Cigref dans cette affaire ? « Il est particulièrement important que, l'année des quarante ans de notre association, le Cigref revienne à ses fondamentaux, à commencer par le fait qu'il est une association d'entreprises et certainement pas une association de DSI » répond sans hésiter Jean-François Pépin. Du coup, il estime que « le Cigref est particulièrement légitime sur ce sujet ».
Pourtant, il y a quelques années, le Cigref avait beaucoup travaillé sur des formations techniques à la sécurité informatique. Il n'y a pas de contradiction pour Jean-François Pépin : « une association comme la notre a vocation à initier, à éclairer la voie, mais n'a plus à se préoccuper d'un sujet dès lors que le marché a pris le relais, comme avec les formations sur la sécurité informatique. La formation montée avec l'Inhesj vise plus la sécurité des usages numériques. Il n'y a plus de véritable problème technique pour assurer la sécurité informatique : un bon RSSI sait faire. La vraie zone de fragilité est dans l'usage. Pour prendre un exemple trivial afin de préciser la différence, prévoir un mot de passe est souvent suffisant, sauf si un manager laisse trainer celui-ci sur un post-it. Et cela ne constitue pas à proprement parler un problème de sécurité informatique mais bien un soucis de sécurité des usages numériques. »
Une formation à la sécurité numérique des entreprises