Management

« Le DSI ne doit pas être un expert métier »

« Le DSI ne doit pas être un expert métier »

Thierry Adenis est DSI manager de transition après avoir été DSI dans le secteur de la santé. Ses différentes expériences dans des organisations ayant adopté une transformation numérique l'ont préparé à ses fonctions actuelles. Elles lui ont aussi permis de bien comprendre les liens entre métier et informatique.

CIO : Vous avez occupé des responsabilités IT dans le secteur de la santé durant une grande partie de votre carrière et vous opérez maintenant dans un tout autre secteur. Quel est le lien?

Thierry Adenis : Je viens de l'industrie (le laboratoire Pierre Fabre) et d'un établissement gérant un domaine de la santé publique (l'Etablissement Français du Sang, l'EFS), ce qui n'a rien à voir en dehors d'un terme générique qu'est « santé ». Le concept « santé » renvoie vers des métiers très divers centrés sur le patient, dont les caractéristiques communes en termes de SI sont l'innovation, la traçabilité et la sécurité. A chaque fois, j'ai eu à faire face à des problématiques d'industrialisation, de maîtrise des coûts, de transformation numérique des organisations, etc. Ce qui change, c'est le métier de l'utilisateur. Pour moi, le DSI n'a pas à être expert du métier de l'utilisateur. Il doit par contre être à son écoute et ainsi avoir du recul. J'ai fait mien l'adage « l'essentiel n'est pas de tout savoir, mais de tout comprendre ».

CIO : L'écoute suffit-elle à remplir les attentes des métiers ?

Thierry Adenis : Au-delà de la seule écoute, le DSI se doit en effet d'être un accoucheur des besoins de l'utilisateur. Mais l'expression de ses besoins est de la responsabilité de chaque direction métier. De la même façon, c'est à la direction métier de définir ses perspectives d'évolution en termes de business. Le DSI doit ensuite l'accompagner dans la transformation numérique.

Mais le DSI ne doit pas déresponsabiliser le métier. Quelque part, si le DSI est expert du métier de l'utilisateur, il peut avoir la tentation de penser à la place des autres. On a vécu une époque comme cela, dans les années 1970.

Quand chacun reste à sa place dans son périmètre opérationnel, en expliquant aux autres ses besoins, ses objectifs et ses contraintes, le partenariat est nettement plus efficient, et les résultats sont visibles.

Cela oblige à un dialogue de fond. A l'EFS, j'ai vu des directeurs métier se réveiller au sujet des systèmes d'information.

CIO : C'est-à-dire ?

Thierry Adenis : L'un de mes bons souvenirs à l'EFS est quand un directeur opérationnel m'a dit : (...)

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