Marie-Claude Poelman, DSI de Nature & Découvertes, explique comment elle mène la stratégie informatique du groupe de distribution spécialisée.
Nature & Découvertes est une chaîne de 72 magasins fondée en 1990, affiche aujourd'hui un chiffre d'affaires de 180 millions d'euros. Elle dispose d'une direction des systèmes d'information de 10 personnes, chargée d'assurer le fonctionnement de l'ensemble du matériel informatique du groupe, à savoir des serveurs centraux et de ceux qui sont répartis dans chaque point de vente. L'ensemble repose sur un VPN (Virtual Private Network) sécurisé.
Défis 2010-2011 : mettre en place un outil décisionnel. Les principaux défis du groupe pour 2010-2011 sont la mise en place d'un bus applicatif afin d'industrialiser les workflows et le déploiement d'un outil décisionnel, en Open Source. De cette manière, la DSI peut se lancer dans le décisionnel, sans prendre de risques financiers.
Une intégration du multi-canal prévu à moyen terme. La crise actuelle éloigne les consommateur des magasins. En réponse à ce constat, Nature & Découvertes veut se lancer dans le multi-canal. Elle doit ainsi prévoir d'adapter sa structure logistique pour intégrer les flux issus d'internet. L'ensemble des produits achetés sur le web sont envoyés aux clients par Chronopost, par Colissimo ou bien dans un point de vente. 3 min 57 s
Comptant aujourd'hui près de 50 membres, l'ANDSI a vu le jour il y a 22 ans. Neuf fois par an, les DSI se rassemblent autour d'un dîner pour débattre sur des thèmes divers tels que le Green IT, le Business Process Management, ou encore des études de cas. Marie-Claude Poelman, DSI de Nature & Découvertes et présidente de l'ANDSI, nous présente cette association. 2 min 41 sec
Bernard Besson est un expert en Intelligence Economique auprès du Medef Ile-de-France. Il affirme que l'intelligence économique est l'intelligence collective de l'entreprise et permet de multiplier les contacts, d'élargir le réseau de l'entreprise au-delà de ses frontières. Outre cette dimension sociale, l'intelligence économique vise à recueillir, à traiter et à protéger l'information. Elle permet ainsi l'innovation, l'invention et la saisie d'opportunités pour l'entreprise, dont l'objectif est de maintenir ou d'améliorer son niveau de compétitivité. Mais elle représente aussi la manière de se protéger face à des menaces de toute nature. L'intelligence économique n'est pas de l'espionnage
Jean Delannoy, DSI de l'association ADMR, spécialisée dans les services à la personne, a développé des projets visant à répondre à deux problématiques majeures que sont la mutualisation et la mobilité, étant donné que 90 000 intervenants sont chaque jour sur le terrain. La DSI envisage de créer un système informatique unique, partagé par les 3250 associations. Côté mobilité, les intervenants utilisent actuellement des boîtiers RFID (43000 au total), mais ce système atteint ses limites sachant qu'il les oblige à se rendre à l'association après chaque tournée pour déverser les données. Pour pallier à ces inconvénients, la DSI se lance dans la télégestion via des téléphones mobiles dotés de la technologie NFC. En parallèle, la DSI travaille depuis 18 mois sur la mutualisation. Un réseau IPMPLS est en cours de déploiement, et des applications full web, accessible de partout sont développées. Le prochain défi de la DSI est de mettre en place une gestion électronique des documents afin d'une part de mieux gérer les coûts, d'être plus vert, et d'améliorer la productivité.
Alain Moustard, DSI de Bouygues Telecom présente le projet Green IT lancé par la DSI dans le but de répondre à une problématique économique et environnementale. A ce titre, le groupe a mis en place des copieurs avec code pour limiter les impressions, a acheté des PC à faible consommation d'énergie, et a recours à la visio-conférence pour limiter les déplacements. En parallèle, la DSI tente de simplifier le système d'information, par exemple en supprimant les serveurs redondants. Et pour que même les locaux soit écologiques, le groupe vient de s'installer dans un bâtiment HQE.
Jacques Culioli, Directeur Général de Randstad présente son projet informatique actuel visant à faire face à un surcroît de volume. Le groupe vient de traverser une crise : son chiffre d'affaires s'était écroulé de 30% en 2009. Aujourd'hui, il a retrouvé un taux de croissance à deux chiffres. Randstad envisage donc de fournir à ses équipes un outil permettant d'absorber le surcroît de volume. En parallèle, la DSI prépare un projet de business intelligence visant à délivrer à tous les managers des tableaux de bord avec des indicateurs financiers et qualitatifs.