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Transformation Numérique

Transformation digitale : devenez vous-même perturbateurs !

Transformation digitale : devenez vous-même perturbateurs !

 L’impact de la transformation digitale est souvent décrit sous forme de menaces, comme la célèbre « ubérisation » censée affecter toutes les activités économiques. Or, la nouvelle ère numérique apporte aussi des opportunités : les villes intelligentes, l’internet des objets, la numérisation bancaire. Comment concilier ces deux approches, compenser l’impact, à priori négatif, par les nouvelles opportunités ? Il est temps de se perturber soi-même, de manière intelligente et ordonnée,  avant d’être perturbé de manière inattendue et dévastatrice.  Un article de The Economiste Intelligence Unit, démontre comment chaque entreprise aurait intérêt à définir elle-même son propre chemin vers la transformation, et même la perturbation digitale.

L’article aligne neuf étapes à franchir pour engager sa propre perturbation digitale. D’abord repérer le prochain business model, celui qu’on ne rencontre qu’une fois par décennie et qui apportera une forte marge. L’entreprise définira elle-même le process d’innovations nécessaires pour atteindre le prochain business model. Elle ne part pas d’une page blanche. Le digital est présent dans les entreprises, mais elles ne le savent pas forcément et affichent même des complexes sur ce sujet. Elles disposent pourtant de bases clients gigantesques, de noms de marques reconnus, de l’approbation des régulateurs. Autant d’atouts pour entamer par soi-même sa transformation digitale.

Se rapprocher des nouveaux acteurs

Comme toujours, ce sera une affaire d’exécution. Avant, les entreprises se développaient volontiers par croissance externe ou bien en nouant des partenariats. Désormais, il faut se rapprocher des nouveaux acteurs qui justement ont besoin des atouts des grandes entreprises. La première décision concerne les applications à placer dans le cloud, c’est la décision la plus délicate à prendre pour l’entreprise. Faut-il opter pour le public, le privé, l’hybride ? Quelle place donner à la sécurité ? Aux impératifs commerciaux ?   

Inversement, l’entreprise en marche vers sa propre disruption, passera par un audit de l’existant, le « legacy ».  Dans quel état sont les réseaux, les processs, le personnel ? Nombre d’entreprises dans le domaine de l’assurance ou des compagnies aériennes par exemple sont liés à des serveurs propriétaires. Les remplacer est une condition pour s’aligner face aux technologies utilisées par les nouveaux acteurs du marché. Mais procéder à un audit va mettre à jour deux formes d’IT, avec deux vitesses différentes pour délivrer les services.

Première préoccupation : la sécurité

Un tel effort n’est rien sans l’observation de politiques de sécurité strictes. Le monde actuel est dangereux, il l’est encore plus dans le domaine technologique. Les entreprises en sont conscientes, elles savent qu’une entreprise peut s’arrêter du fait d’une attaque informatique.  Qu’elles soient traditionnelles ou nouvelles, leur principale préoccupation vient de la sécurité numérique en particulier de celle des données. Et cette préoccupation porte sur l’activité à venir, pas celle d’aujourd’hui, avec un nouveau degré de sécurité à conquérir. Entre les deux, entre l’activité actuelle et celle de demain, issue de la transformation digitale, le risque sera élevé. Très élevé. Par sa nature même, la transformation digitale met en œuvre de nouveaux réseaux et de nouveaux terminaux. Autant de brèches possibles.

Repenser la sécurité permet aussi de faire progresser les standards de sécurité de l’entreprise. Dans la plupart d’entre elles, la sécurité s’incarne dans des mots de passe, des firewalls et des logiciels et reste l’apanage des services IT. La sophistication des nouvelles attaques, leur fréquence, implique d’intégrer la sécurité et ses standards dans toute l’entreprise.

La rapidité avant tout

A l’évidence rien n’oblige les entreprises à être « suivistes » en matière de transformation digitale, à elles de définir leur propre voix. Ce ne sera pas comme pour les activités précédentes, mais se fera sous le signe de la rapidité, un nouveau projet doit se mettre en place entre 6 et 12 mois. Les maîtres mots sont le cloud, l’hybride, la virtualisation, ceux qui entraînent une transformation rapide en un temps réduit. L’entreprise le fera en sélectionnant et en intégrant des partenaires solides.

Un sujet que le CTO de HPE, Martin Fink a traité en annonçant le lancement d’une nouvelle plateforme opensource, Grommet. « C’est la contribution de HPE à l’industrie des technologies de l’information pour apporter des capacités de consommation de qualité dans le cadre de l’expérience utilisateur de l’entreprise, afin que chacun puisse en profiter. Une plateforme totalement ouverte, conçue pour faire évoluer facilement et efficacement sur une base de code, que ce soit avec des téléphones portables ou avec des desktop ».

L’IT interne prend en main la disruption

Une fois les enjeux posés et les solutions disponibles, les entreprises sont confrontées à des blocages internes.  La disruption doit-elle gentiment frapper à la porte ou bien l’ouvrir de manière plus déterminée ? Autrement dit, les ressources IT internes sont-elles un atout dans cette transformation à même de prendre en main la transformation digitale ? Plusieurs éléments plaident en leur faveur.

Les équipes IT sont moins techno centriques, davantage capables de parler la langue de l’entreprise, elles peuvent se montrer pro-actives et doivent être encouragées à le faire. En participant aux échanges internes, l’IT va faire partager sa connaissance des sujets et de la chaîne de valeur des fournisseurs. Il devrait prendre part également au développement des idées nouvelles pour que l’entreprise s’engage dans la transformation numérique.

L’IT va également s’investir en testant rapidement les idées émises en comité de direction, lui seul peut agir avec rapidité et fiabilité.  Il dispose de nouvelles méthodes de développement comme le DevOps. A lui de mettre au point les prototypes qui seront présentés au ComEx, devant les partenaires et les clients. Dans son nouveau rôle, l’IT devient aussi un courtier de services informatiques, en particulier ne matière de cloud hybride, afin d’apporter les meilleures ressources et les meilleurs solutions au bon moment.   

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