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Frédéric DochePrésident de Décision Performance Conseil (DPC)par Bertrand Lemaire![]()
Les critères essentiels pour qualifier de succès le rapprochement de SAP et BO seront d'une part l'amélioration du service aux clients, d'autre part la bonne intégration des équipes et des produits.Diplômé de l'Ecole Centrale Paris en 1984, Frédéric Doche a été directeur pour un important établissement bancaire puis associé de PricewaterhouseCoopers, en charge de l'activité Business Intelligence et CRM Analytics en France et en Europe. Il a créé Décision Performance Conseil (DPC - http://www.conseil-dpc.com) en 2003. Ce cabinet d'une vingtaine de consultants a réalisé un chiffre d'affaires annuel de 2 millions d'euros en 2006, en forte croissance. Frédéric Doche est membre de la DFCG (Association Nationale des Directeurs Financiers et Contrôleurs de Gestion) et par ailleurs président du groupement professionnel Centrale Consultants. (15/10/2007) - Quels services votre cabinet de conseil apporte-t-il ? Nous sommes un cabinet de conseil indépendant, spécialisé en Business Intelligence. Nous intervenons dans quatre domaines : le pilotage d'entreprise (décisionnel, reporting, pilotage de fonctions opérationnelles ou transverses... de l'identification des besoins à la gestion du changement) ; le management de projets de toutes natures, le pilotage des fusions/acquisitions en terme d'organisation, de management et de SI ; et enfin le pilotage de la DSI (gouvernance, relations maîtrise d'oeuvre/maîtrise d'ouvrage, schémas directeurs...). Nous intervenons auprès de grands groupes (L'Oréal, La Poste, Areva, BNP Paribas, Alstom...), de leurs filiales ou du secteur public (collectivités locales, établissements sanitaires...). Nous nous sommes créés en 2003 en rassemblant des compétences spécialisées en conseil et management de l'entreprise. Nous tenons à notre indépendance et nous ne réalisons aucun partenariat avec des éditeurs ou intégrateurs: nous privilégions une approche pragmatique, notre valeur ajoutée résidant dans notre expertise. Cette indépendance nous permet de conseiller sans avoir en tête la maximisation de l'intégration à réaliser ensuite. Les consolidations actuelles sur le marché n'amènent-ils pas les clients à ne choisir que parmi très peu d'acteurs ? La crainte de nombres de clients aujourd'hui, c'est d'arriver à un duopole Oracle/SAP. Nous sommes tenus de bien connaître tous les éditeurs, les petits, les moyens comme les grands. Pour des domaines fonctionnels standardisés tels que la consolidation statutaire, la pérennité de l'éditeur est une nécessité : les grands éditeurs seront donc privilégiés par les clients. A l'inverse, pour d'autres projets, l'innovation et la créativité de l'approche sera parfois essentielle et il faut donc se poser la question du meilleur produit possible. Dans certains grands groupes, il est d'usage de traiter ce genre d'innovations sur des circuits d'acquisition et d'implémentation un peu en marge du SI traditionnel. L'une des raisons des consolidations parmi les éditeurs, c'est justement la lourdeur du parc installé qui entraîne une moindre agilité créative. BO commençait, sans pouvoir réagir, à souffrir de la concurrence de Microsoft qui a développé son offre décisionnelle. Cet éditeur avait donc besoin de s'adosser à un autre éditeur pour financer l'indispensable croissance de sa R&D. Il y a en ce moment un effet de course dans lequel SAP était en retard après le rachat d'Hyperion par Oracle. Personne ne saura jamais si SAP aurait, après Outlooksoft, racheté Cartesis, qui vient d'être acquis par BO... Une telle accumulation ne laisse-t-elle pas dubitatif ? Le critère essentiel du succès de l'opération sera l'amélioration du service apporté aux clients : plus grande intégration, plus grande simplicité dans celle-ci, référentiels communs... Par ailleurs, il y aura le problème de l'intégration des équipes et des produits. SAP a racheté Outlooksoft avec ses équipes et ses clients, même chose avec BO qui lui même avait racheté Cartesis... Il va être nécessaire de clarifier l'offre produits en évitant les doublons, les juxtapositions, les oppositions... Et il va falloir définir les manières de faire travailler ensemble toutes ces équipes : l'autonomie, pourquoi pas, mais l'indépendance, c'est une illusion dans le cas d'un rachat. Outre la clarification de l'offre et l'intégration technique, il sera nécessaire de maintenir l'ouverture des produits de BO à de multiples sources de données, sinon, il y aura une perte de valeurs pour les clients de cet éditeur. Comment pourrait évoluer le marché selon vous ? SAP va avoir la possibilité de capter la forte croissance attendue du décisionnel. Mais la concentration n'est pas terminée. Les petits très innovants n'ont pas de raison de s'inquiéter : les vrais problèmes sont pour les « moyens » : Cognos, SAS, Actuate, Microstrategy... Cognos a déjà annoncé sa disponibilité pour un rachat... La plupart ont un actionnariat stable voire fermé et ils ont donc leur futur en main mais pas nécessairement leur destin. Mais si la concentration du marché n'apporte pas de valeur pour les clients, il y aura émergence d'une offre alternative, que ce soit par la croissance d'un actuel acteur secondaire ou bien par l'arrivée de l'open-source. ACTUELLEMENT SUR LE FIL
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