Les jeunes pousses du logiciel n'ont pas froid aux yeux, elles cherchent à occuper l'espace bureautique qu'elles imaginent libre entre la puissante lourdeur d'une solution Microsoft et la simplicité d'une solution Google, le SaaS en prime.
Mais au delà de ces considérations, un autre argument milite au profit de ces start-up courageuses qui viennent narguer les gros : les géants du logiciel et du Web tardent à occuper le terrain... Qu'il s'agisse de Microsoft, d'Oracle, de SAP, engoncés dans leur modèle de licence, ou même de Google, prisonnier du double effet gratuité et publicité, tous peinent à faire évoluer et à prendre le risque de démonter leur déjà ancien modèle économique.
Reste que profusion n'est pas gage de qualité, et que pour le succès considérable d'un Salesforce.com sur le CRM, combien vont se planter à tenter de l'imiter et d'imiter les produits de Microsoft ? Jusqu'au jour ou l'un de ces géants hésitant se réveillera et balayera tous les petits...
Sauf à figurer sur une niche, à l'exemple des offres RH, à consolider les offres (on peut évoquer le rapprochement possible - probable ? - de Google et Salesforce.com) ou à renforcer les services en proposant toujours plus de fonctionnalités, sous réserve qu'elles restent séduisantes !
En attendant, la parole est aux start-up. A elles de se faire un nom que n'éclipsera pas un Google. Mais là, ce sera plus difficile.