| Dernière mise à jour du site le 31/07/2010 00:57 |
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SNW : Bakbone croit à la convergence des stockages grâce au logicielEdition du 27/10/2009 - par Bertrand Lemaire SNW Europe (Storage Networking World) se déroule au Palais des Expositions de Francfort les 27 et 28 octobre 2009. C'est l'occasion pour les fournisseurs d'effectuer des annonces et de rappeler leurs valeurs. A l'heure des solutions intégrées, des appliances voire des clouds, quel avenir peut-il y avoir pour un éditeur de logiciels de gestion du stockage ? Au SNW, l'éditeur Bakbone a réaffirmé sa foi dans son modèle de pur éditeur à l'occasion d'un lancement de produit. L'éditeur a son siège à San Diego aux Etats-Unis mais s'est fondé en l'an 2000 sur des technologies développées au Royaume-Uni par les AT&T Bell Labs. La croissance annuelle moyenne de son chiffre d'affaires est de 25% ces dernières années et il compte aujourd'hui plus de 15000 clients dans le monde dont environ 7000 en zone EMEA. 42% sont des grands comptes. En France, on peut noter Météo France, Galerie Lafayette, Système U... A l'occasion du SNW, Bakbone a lancé sa nouvelle offre : Netvault:Archive. Celle-ci s'ajoute aux autres offres de la gamme Netvault (Backup, SmartDisk...). Un module particulier est destiné à la gestion du stockage de Microsoft Sharepoint. Netvault:Archive fédère les fonctions de la gestion hiérarchisée du stockage, de la gestion du cycle de vie de l'information à base de règles, de l'indexation/recherche, de la déduplication, de la réplication des données sensibles entre supports différents, etc. Le principe du produit est de permettre aux utilisateurs de visualiser l'ensemble du stockage (quelque soit le système de fichier ou le support) comme un tout virtualisé au travers d'un simple navigateur web sans aucun client dédié local. Cet accès peut se réaliser de ce fait au travers d'un réseau distant (VPN par exemple) sur des sites différents. Les règles programmées par les administrateurs répartissent automatiquement le stockage des données entre les différents types de supports, plus ou moins onéreux et donc plus ou moins rapides. Le logiciel gère bien sûr les droits d'accès. L'ensemble du volume virtualisé est sécurisé par un cryptage. En cas de suppression manuelle ou de destruction d'une donnée répliquée sur un support défectueux, le système gère automatiquement une nouvelle réplication sur un support sain. Pour l'instant, Netvault:Archive ne s'installe que sur un serveur Windows et ne gère que du stockage sur disque. Les évolutions attendues concernent d'une part la possibilité de l'installer sur Linux (afin d'éviter le coût des licences Microsoft d'accès au système), d'autre part de gérer les stockages sur bandes. Le prix annoncé bénéficie d'un dégressif au volume de 8000 à 4000 $/To. Pour l'éditeur, son indépendance vis-à-vis des fabricants de matériel ou des prestataires de service est une force. Elle garantit sa capacité à gérer tous les types de matériels dans tous les contextes, quelques soient les constructeurs et les générations de produits, les anciens pouvant donc être (au moins un temps) conservés. IDC voit le stockage entre la gestion des risques et la réduction des coûts Invité à donner son opinion sur l'avenir du stockage, Carla Arend, analyste du cabinet IDC, a défendu une vision du marché animé par deux axes. Le premier concerne la gestion du risque, notamment juridique. Cela implique un fort besoin de « gestion de la conformité » avec les réglementations nationales ou trans-nationales (comme les impacts hors Etats-Unis de la loi Sarbanes-Oxley). Le second relève de la désormais classique réduction des coûts et accroissements de l'efficience des investissements consentis. Selon IDC, la croissance du marché ralentit : le cabinet n'attend que +6% en 2009 contre 10,5% en 2008. Malgré tout, la croissance est donc toujours là. En effet, le marché du stockage bénéficie de mauvaises pratiques, qui doivent disparaître, mais aussi de l'inflation continue des volumes de données. Les entreprises ont souvent à assurer des migrations de systèmes en archivant l'ancien. Conserver ainsi les anciens systèmes a-t-il réellement un sens ? Pas toujours... Le premier problème, en matière de stockage, reste cependant que les entreprises archivent encore tout et n'importe quoi un peu n'importe comment sans réelle hiérarchie alors même que les différents types de supports ont chacun leurs caractéristiques, leurs coûts plus ou moins élevés et leur rapidité d'accès plus ou moins importante. Globalement, le volume de données stockées par les entreprises ne cesse pas d'augmenter. La pente de l'augmentation n'est cependant pas uniforme. Les données structurées classiques (PGI...) et leurs réplications ont ainsi une croissance assez limitée. A l'inverse, le non-structuré classique (e-mail...) et surtout les dépôts de contenus, notamment multimédias, explosent. Or, bien souvent, les systèmes de stockage ne concernent qu'une seule des fractions des données stockées, interdisant de fait une optimisation des supports. IDC plaide pour un système de stockage unifié, utilisant une grille de stockage unique comprenant des systèmes plus ou moins coûteux, avec une administration automatisée, notamment concernant la gestion de la répartition entre les supports. Selon le cabinet, quatre questions clés doivent être posées : par où commencer une réforme du stockage, doit-on choisir une standardisation ou une fédération de systèmes, quel doit être la règle de répartition entre les différents types de stockage et enfin quels sont les besoins métiers se traduisant en terme de stockages ? La vision IDC recouvre bizarrement les désirs de l'éditeur (voir ci-dessus).
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