Le groupe Saint-Gobain a déployé une solution de chiffrement à l'échelle du groupe. Mais le projet s'est heurté à des difficultés organisationnelles et surtout techniques. Il a finalement été restreint aux PC portables, faute d'avoir trouver une solution suffisamment polyvalente et transparente pour être étendue aux clés USB et à l'email.
Dans le cadre d'une conférence sur le chiffrement des données locales organisée le 7 avril dernier par le Clusif, le groupe Saint-Gobain a relaté son expérience. Le projet a démarré par la mise en oeuvre d'une méthodologie consistant à identifier les facteurs de risque puis à déterminer quel type d'informations il fallait protéger. Cette enquête a été réalisée auprès des quelque 350 sociétés du groupe.
« Il est vite apparu que les machines nomades et les clés USB représentaient les risques les plus importants », affirme Cyril Moneron, RSSI du groupe Saint-Gobain. En revanche, il a été plus difficile de déterminer quelles informations devaient être chiffrées, tant les différences culturelles sont grandes. Chaque société a dû les identifier elle-même. « La direction générale a quand même donné une consigne globale - celle de protéger la totalité des postes de R&D », précise Cyril Moneron.
Une solution mal adaptée à la protection des clés USB
L'enquête a débouché sur la mise en oeuvre d'une solution d'origine Safeboot, sur un tiers des PC portables, identifiés comme critiques, dont les disques durs sont intégralement chiffrés.